‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 285 sur 351 · Suidas, EY6ovhoc · texte numérisé non relu

Suidas, EY6ovhoc

nues par leurs titres ou par quelques fragments. Les sujets mythologiques, et par conséquent les parodies, semblent avoir eu pour lui un attrait particulier. On l’entrevoit, dans les débris de son œuvre, cemme un railleur d’un esprit cynique, habile à contrefaire le ton pompeux de la tragédie, conservant plus qu'aucun autre peut-être le goût des plaisanteries licencieuses jusqu’à l’'obscénité, qui avait régné au siècle précédent.

Il suflit de mentionner le fils d'Aristophane, Araros, puis Nicostrate, Philétaire, Amphis, Éphippos 1, Anaxilas?, Aristophon, Épicratès; de ce dernier deux fragments sont à noter: l’un, de vingt-cinq vers, sur la vieillesse de la célèbre Laïs, l’autre, de trente-neuf vers, où est racontée plaisamment une prétendue discussion des Platoniciens sur la nature de la citrouille *. Cratinos le jeune, Ophélion, Nausicratès, Euphanès ne sont guère pour nous que de simples noms ; mais il en est autrement d’Alexis, qui mérite d’être distingué de la foule.

Né à Thurium dans la Grande Grèce et plus tard naturalisé Athénien, Alexis fut, selon Suidas, l’oncle de Ménandre et son maître dans l’art dramatique # Sa longue vie, qui dépasse cent ans, remplit tout le rve siècle 5. [| composa, au dire de Suidas, deux cent qua-

4. I1 nous reste de lui, entre autres fragments, une curieuse peinture satirique d’un jeune Platonicien, élégant et beau parleur (Fr. 14 Kock).

2. On peut lire d’Anaxilas un fragment de 31 vers trochaïques, invective comique contre les principales courtisanes du temps (Fr. 22).

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