CONTEMPORAINS DE MÉNANDRE
d'hui, d’après les rares fragments de ses pièces, par quels mérites propres il se distinguait.
Vers le milieu du 11° siècle, la comédie est un genre épuisé en Grèce. D’obscurs poètes composent encore des pièces médiocres, soit à Athènes !, soit au dehors, en particulier à Alexandrie. Aucune de ces œuvres ne réussit à fixer l’attention publique. Mais c’est précisément le temps où Livius Andronicus et Névius commencent à porter sur la scène romaine les chefs-d’œuvre du théâtre grec. Là, devant un public jeune et naïf, la comédie nouvelle se remet à vivre, et, sous sa forme latine, elle redevient féconde. Il nous suffit d'indiquer ici d’un mot cette phase de son existence, qui n’appartient pas à notre sujet. Disons seulement que, par l’intermé.diaire de Plaute et de Térence, c’est elle qui, dans les temps modernes, a réveillé la comédie classique au sortir du moyen-âge. Molière ne doit que peu à Aristophane, mais il doit beaucoup à Ménandre.
1. Les textes épigraphiques prouvent que, dans la première moitié du r1e siècle, les concours comiques avaient lieu encore à Athènes, sinon annuellement, du moins fréquemment (CIA, II, 975). Les concurrents admis étaient toujours au nombre de cinq. Donc les poètes étaient nombreux, mais le genre n’était pas pour cela plus florissant.