Fragm. 290 et
Nous n’énumérerons pas ici ses contemporains ni ses successeurs immédiats. Ceux que l’opinion commune dans l’antiquité semble avoir mis au-dessus des autres, bien qu'à un rang secondaire, sont Diphile, Apollodore de Carystos, ct Posidippe. Nous n’en dirons que quelques mots.
Diphile de Sinope nous est donné comme un contemporain de Ménandre. On Jui attribuait cent comédies. Plaute, dans sa Casina, a traduit ses K2ncoëpaevor ; dans les Commorientes, pièce aujourd’hui perdue, il avait traduit ses Zuvaroyrouovrss. Il semble, d'après les titres et les fragments subsistants de ses œuvres, que Diphile fut, entre les poètes de cetemps, celui qui resta le plus fidèle à l'esprit de la période précédente. La parodie mythologique demeura dans son théâtre comme un élément dramatique de quelque importance.
Apollodore, de Carystos en Eubée, mérite surtout d’être mentionné pour avoir fourni à Térence l'original du Phormion et de l'Hécyre. Ces deux pièces nous donnent une idée des plus favorables de son talent ; mais le peu qui nous reste de lui ne permet pas d’essayer de le caractériser autrement ?.
Posidippe, de Cassandréa en Macédoine, débuta sur la scène, selon Suidas, trois ans après la mort de Ménandre, par conséquent vers 290 . Il représente donc pour nous la dernière génération des poètes de la pé- -iode attique. Aulu-Gelle atteste qu’il fut imité ou traduit sur la scène latine ; ilest impossible de dire aujour-