REPRÉSENTATIONS LYRIQUES G
permettent d’assurer que des représentations lyriques avaient lieu chaque année aux petites Panathénées, aux Dionysies urbaines, aux Lénéennes, aux Thargélies, aux fêtes d'Héphestos, de Prométhée, d'Asclépios, plus tard à celles de Poséidon au Pirée ; en outre, tous les quatre ans, avec une solennité particulière, aux grandes Panathénées !. Rien ne prouve que cette énumération soit complète. L'importance de ces représentations lyriques détermina Périclès à construire un édifice affecté à toutes celles qui n’étaient pas fixées par une tradition religieuse dans un lieu déterminé. Ce fut lOdéon *. Le lyrisme eut ainsi son théâtre à côté de celui du drame. Plus petit cet couvert, il se prêtait mieux à l'audition des voix et des instruments. C’est là qu'ont dù être représentés la plupart des chefs-d’œuvre des artistes que nous nommerons tout à l’heure. Ces représentations lyriques avaient pris à Athènes, dès le vie siècle, comme les représentatrons dramatiques, la forme de concours *. Toutes les tribus, dans certaines fêtes, ou, plus ordinairement, quelques-unes d’entre elles à tour de rôle y étaient représentées par des chœurs, qu’un chorège choisi par elles devait entretenir et faire instruire #. Les chorèges tiraient au sort entre eux l’ordre dans lequel ils auraient le droit de choisir les poètes et les joueurs de flûte 5. Comme les
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2. Suidas, ’QGetov ’Aônvnoty wonep Déatpov, 6 nemoinxev, wç paot, IleprxAñs eiç T0 ëridelxvvolæt toùs LOUGLXOUS.
3. Chronique de Paros, 61 : *Ag° où yopol mp&toy fywvioavtro &vDpav.… £rn HHAAAA!TIIIT}, #pyovros AGñvnarv ’[Iloayogou. Si les restitutions sont exactes, cela donne la date de 508.
4. Principaux témoignages : Antiphon, Sur le meurtre d’un chorège, passim; Démosthène, c. Midias, passim. Sur les frais; Lysias, Aro- Aoy. Üwpodoxias arapaonmos, À.
5. Antiphon, même discours, 11. Cf. Aristophane, Oiseaux, 1404 et Xénophon, Mémor. III, &, 4.
Hist. de la Litt. grecque. — T. III. 41
concours tragiques, ceux-ci étaient jugés par des juges qui sans doute étaient désignés par le sort. Les prix, décernés au nom de PÉtat, consistaient en trépieds pour les fêtes ordinaires, en couronnes d’or pour les Panathénées ; on y joignait une somme d’argent !.
Les chœurs dithyrambiques étaient appelés cycliques (xx: ou xvxAtuoi) en raison de la forme circulaire qu’ils prenaient, à l’origine du moins, autour de l’autel ?. Ils se composaient primitivement de cinquante choreutes *. Plus tard le nom de chœurs cycliques fut appliqué par extension à tous les chœurs, excepté à ceux de la tragédie et de la comédie, qui étaient rectangulaires. Nous n’avons pas de renseignements sur le nombre des choreutes qui les composaient au ve et au rv° siècle. On distinguait à Athènes les chœurs d'enfants (rud&v) et les chœurs d'hommes (ävdo@v). Ces chœurs chantaient au son de la flûte ou de la cithare. De là vient qu'ils sont souvent désignés par l'expression &vdoes abhntui, raides æoknrat; il est probable que le chœur comprenait alors quelques instrumentistes, distingués des chanteurs #. L'usage des chœurs de femmes était inconnu à Athènes; il semble avoir été exceptionnel dans le reste de la Grèce .
Ces indications générales peuvent suffire ici à définir le genre et à en suggérer une idée assez nette. Ce que
1. Simonide, Epig. 147, 148. Lysias, discours cité, 2. Démosth., ce. Midias, 5.:Ct:CI1G:%211,213.