Suidas, Meshovinridns
8. Phérécrate, pass. cité. La musique dit : ’Avñxé pe yalapwtepav Tr’ énoinos yopdaïç Owdexa. Les deux derniers mots me paraissent sus-
de lui quelques fragments empruntés à ses Danaïdes, à son Marsyas, à sa Perséphoné, et à diverses autres pièces lyriques dont lestitres sont perdus f.
Kinésias d'Athènes, fils du citharède Mélès, fut, entre tous ces novateurs, le plus viclemment critiqué. Phérécrate l’appelle « le maudit Attique », 6 xxréoaros ’Ar- <:405. Platon lui reproche, comme à son père Mélès, de n’avoir eu aucun souci du but moral de Part et de s’être attaché uniquement à séduire la foule ?. Aristophane se moque de lui sans cesse et cruellement. Il raille ses dé-
‘fauts physiques, sa maigreur, sa démarche boiteuse, ses mœurs $. I] tourne en ridicule Pagitation violente de ses chœurs #, et plus encore sa poésie vide, obscure et prétentieuse ÿ. Dans le fragment déjà cité de Phérécrate, la Musique se plaint de lui en ces termes: « Kinésias, le maudit Attique, en mêlant aux évolutions du chœur d’extravagantes fantaisies, m'a mise en tel état qu’aujourd'hui la poésie dithyrambique ressemble à ces manœuvres de troupes, où soudain l’on voit à gauche ce qui était à droite © ». Plutarque l'appelle un méchant poète de dithyrambes, stérile (&yovos) et sans gloire ?. Rien de tout cela n’est très clair ni très précis. En l'absence de
pects ; ils sont reproduits vingt vers plus bas à propos de Timothée : or c’est à Timothée, et non à Mélanippide, que Plutarque, en citant ce fragment, attribue l'invention des douze cordes. Peut-être faut-il lire Évôsxax ; la lyre à onze cordes est mentionnée par lon, Élég., fr. 3 Bergk.
4. Ces fragments, étant attribués à Mélanippide, ne peuvent guère appartenir qu’à Mélanippide le jeune, seul poète de ce nom vraiment célèbre dans l’antiquité.
2, Suidas, Kivnotac. Platon, Gorgias, c. 57 (p. 501 E et 502 A). Harpocration, Kivnotac.
3. Grenouilles, 153; Nuées, 333; Oiseaux, 1379; Lysistrale, 833 ; Gérytadès, fr. 198 Didot.