Vies d’Eschyle, de Sophocle, d’Euripide
8 GHAPITRE ‘IIT — CONCOURS TRAGIOQUES
tyran Alexandre faisait représenter à Phères en Thessalie les œuvres des poètes athéniens !. On les jouait à Ægac devant Philippe ?. Alexandre s’en donnait le spectacle jusqu’au fond de Asie 5. On peut dire qu’alors on jouait la tragédie partout où il y avait des Grecs #. Mais si ce fait est bien établi, nous ignorons jusqu'à quel point ces représentations tragiques étaient encore religieuses ÿ. |
En Attique, le soin d'organiser les concours tragiques était confié à divers magistrats. L’archonte éponyme était l’ordonnateur des Grandes Dionysies; l'archonte roi celui des Lénéennes f. Quant aux Dionysies des dèmes, c’étaient les démarques qui devaient pourvoir à leur célébration 7. Ces magistrats disposaient des chœurs fournis par les tribus ou par le dème. Il leur appartenait de choisir Les poètes auxquels il convenait de les attribuer. Quiconque voulait faire représenter une pièce devait donc demander un chœur à l’archonte
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({op0v æireiv) ; celui-ci pouvait l’accorder (yooùv dt06vau) ou le refuser, à son gré. Cette concession du chœur élait un premier jugement porté sur la valeur des pièces . L’archonte, en le rendant, avait plein pouvoir.