‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 31 sur 351 · Mommsen, Heortologie, p · texte numérisé non relu

Mommsen, Heortologie, p

2. Aristoph., Nuées, 310. Cf. Plut., Propos de table, VIT, 9. 3. Pindare, fragm. 75, Bergk.

gèrent avec les nouvelles la faveur du public, ce fut toujours aux Dionysies urbaines que se produisirent les pièces inédites; et l’usage s'établit alors de désigner la fête eile-mème comme le temps des « nouvelles tragédies » (xauwvoïs roaywdois) !. Cela ne voulait pas dire d’ailleurs qu’à cette fète même les anciennes pièces n’eussent aucune place. Seulement, la principale était réservée aux nouveautés ?.

Ea dehors de ces trois fêtes dionysiaques, il ne semble pas qu'il y ait eu alorsen Attique de représentations tragiques proprement dites *. En ce qui concerne les autres parties de la Grèce, nous sommes singulièrement dénués de renseignements, Nous savons, 1l est vrai, qu’il y avait des représentations tragiques à Syracuse dès le temps d’Eschyle, que l’acteur Callippide, au temps de la vieillesse de Sophocle, joua à Oropos en Béotie, que l’Andromaque d’Euripide fut représentée à Argos, que ce poète, ainsi qu'Agathon, furent attirés en Macédoine par le roi Archélaos, qui fit certainement jouer leurs pièces devant lui #. Il n’est donc pas douteux que, dès le v° siècle, la tragédie athénienne ne fût accueillie dans les principales villes du monde grec et qu’il n'y eût des représentations jusque dans des localités de médiocre importance. Au siècle suivant, le

1. Démosth., Couronne, 54, 84, 115. Cf. diverses inscriptions, par exemple : CIA, II, 341, 383.

2. La didascalie de l’année 341-340 (CIA, II, 973) parait bien se rapporter aux grandes Dionysies ; pourtant la représentation débute par une tragédie ancienne, l’Oreste d’'Euripide.

3. Un passage de la Vie anonyme de Sophocle (p. 130, 4, Westermann), rapproché de Plutarque, Vie des dix orat. VII, 1,10, permet seulement de conjecturer qu'aux Anthestéries (en Anthestérion, correspondant à peu près à notre mois de février) avait lieu un concours d'acteurs tragiques Les poètes eux-mêmes n’y prenaient point part. Il s’agissait d’apprécier le mérite comparatif des acteurs, qui, sans doute, récitaient des morceaux, choisis par eux

dans le répertoire.

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