‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 324 sur 351 · Philostrate, Vie d’Apollon., VIII · texte numérisé non relu

Philostrate, Vie d’Apollon., VIII

vés à Athènes dans des fouilles près de l’Asclépiéon t. Socrate avait composé aussi un péan à Apollon ?. On peut en rapprocher naturellement le Péan à Hygiée, du poète d’ailleurs inconnu Ariphronde Sicyone*. C’estuneœuvre qui ne manque ni de grâce ni d'élégance dans sa brièveté :

« Hygiée, vénérable entre les divinités, qu’il me soit donné de passer avec toi les jours qui me restent encore à vivre. Viens, bienveillante, habiter auprès de moi. S’il y a quelque douceur pour l’homme dans la richesse ou dans l’amour des enfants, dans la puissance royale qui fait de lui presque un dieu, ou encore dans ces objets de désir que nous cherchons à surprendre dans l’ombre aux filets d’Aphrodite, si quelque autre délice enfin, par une grâce des dieux, si quelque repos dans nos peines nous apparaît, c’est avec toi, bienheureuse Hygiée, que tout fleurit et rayonne dans le printemps des Charites ; sans toi, 1l n’est point au monde de bonheur. »

Un autre péan à Ja même déesse, composé par Likymnios de Chiv, ne nous a été conservé qu’en parue‘. Les fouilles de l’Asclépiéon d'Athènes ont prouvé combien ce genre de poésie était à la mode et à quels sentiments profonds il répondait. On a trouvé là plusieurs petits poèmes écrits sur la pierre en témoignage de reconnaissance. Sans y insister autrement, mentionnons au moins celui d’un certain Diophante du dème de Sphetlos. Dans une plainte vive et familière, il suppliait le dieu de le guérir de la goutte dont il souffrait crucllement; exaucé, il mit dans le temple, à côté de sa prière naïve, quatre vers de remerciement non moins naïfs.

4. Voy. ’ABñvoauov, V, 340 et Bergk, Poet. lyr. græc., IT, 248.

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