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Les autrrs genres [yriques, durant cetle période, n’ont vraiment pas d'histoire. Ils vivent sans éclat et ils sont représentés pour nous par un si petit nombre d'œuvres à peine connues qu’il est impossible d’en. suivre l’évolution. Toutefois 1l ne serait pas bon de les passer tout à fait sous silence ; car le peu que nous en savons complète le tableau de la vie poétique d'Athènes dans ces deux siècles.
Le chant religieux, le péan notamment, ne pouvait être dédaigné, tant que la croyance antique subsistait dans les esprits. Il semble que le dieu médecin Asclépios et sa compagne Hygiée, avaient gardé tout particulièrement en cetempsle don d'inspirer la poésie lyrique. Le besoin d’échapper à la souffrance, Peffroi de la mort et des longues douleurs, le cri du malade vers celui qui guérit, voilà le principe de ces chants. Mais s’ils naissaient du fond sombre de la misère humaine, ils s’embellissaient, comme les autres, aux rayons de la vie. La Grèce n’a pas connu de poésie lyrique sans joie et sansespérance. Sophocle avait composé, nous ne savons pas au juste en quelle circonstance, un péan à Asclépios qui resta en usage bien des siècles après lui !, Une allusion de Philostrate donne lieu de croire qu'il en fit un autre pour apaiser des vents défavorables et persistants ?. Il ne nous reste rien de cette seconde œuvre, mais quelques vers mutilés de la première ont été retrou- 1. Suidas, Sopoxïñe, Philostrate, Vie d'Apollonius, TIT, 17. Lucien, Eloge de Démosth. c. 27, cite un autre péan au même dieu, du poète
Isodème de Trézène.