‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 344 sur 351 · Plutarque, Lysandre, c · texte numérisé non relu

Plutarque, Lysandre, c

3. Suidas, Xotpthoc. Cf. Istros dans Athénée, VIIT, p. 345 D.

4. Ieponts, Stobée, Florilegium, XX VII, 1 ; Ilepouxa, Hérodien, Ilepi uovap. Aééewc, p. 13. 4.

L'ÉPOPÉE | | 679 diverses scènes, la force des sentiments, la valeur dramatique des personnages, presque tout en un mot nous échappe !. Toutefois l’expression de Suidas, qui appelle la Perséide « la victoire des Athéniens sur Xerxès », nous autorise à croire, tout au moins, que la bataille de Salamine était le centre de la composition et que le rôle d'Athènes y était le premier. D’après le même biographe, Athènes témoigna magnifiquement sa reconnaissance au poète : elle lui fit donner un statère d'or par vers et elle ordonna que la Perséide serait lue publiquement avec les poèmes d’'Homère. Cette double assertion aurait grand besoin d’être confirmée. Toutefois, quand Héraclide rapporte que Platon préférait Antimaque à Chærilos, qui avait alors la faveur publique, on est en droit de conclure de là que la Perséide eut au moins un succès passager. Aristote la cite plusieurs fois, mais 1l reproche à l’auteur ses comparaisons cherchées et obscures ?. L'opinion des Alexandrins mit Chærilos fort au-dessous d’Antimaque ? ; Denys d'Halicarnasse et Quintilien, qui représentent les jugements traditionnels de l’école, ne le nomment même pas. Les fragments de son poème se réduisent à une vingtaine de vers. Un débris du prologue, d’un style laborieux et médiocre, tout en images mal coordonnées, nous montre que le poète, contrairement à l’habitude homérique, intervenait lui-même dans son récit pour en juger et en signaler les difficultés.

« Heureux le serviteur des Muses, qui fut habile à chanter dans ces temps lointains où la prairie était encore vierge. Aujourd’hui tout est partagé en domaines distincts, chaque

1.-Les lecteurs curieux de conjectures pourront consulter à cet re celles de Næke, dans son édition des fragments de Chœærilos, Leipzig, 1817, ou dans ses Opuscules, t. I.

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