Argument de la pièce
3. Consulter sur ce point les Prolégomènes de l’édition des Perses de M. Weil (1867).
Les Sept contre Thèbes (oi ‘Ertz int O%6ac) ont été mis à la scène en 467 t. C'était la troisième partie d’une tétralogie liée comprenant Laios, OŒEdipe, les Sept, et terminée par le Sphinx *. Le poète y montrait l’accomplissement final de la malédiction héréditaire pesant sur la race des Labdacides. Un seul fait remplit son drame, la mort des deux frères, Étéocle et Polynice, armés l’un contre l'autre. Mais ce fait unique, il le fait attendre par un art assez nouveau jusqu’au dernier tiers de la pièce, en montrant Étéocle dans Thèbes assiégée, son courage sombre et impatient, son humeur hautaine, sa brusquerie, l’épouvante des femmes qui forment le chœur, les préparalifs de l’attaque et de la défense, enfin l’exaltation furieuse qui pousse le jeune prince au combat fratricide. Un bref récit nous fait connaître la catastrophe, suivie d’une lamentation lyrique. Dans une scène finale, où le crieur public proclame la défense d’ensevelir Polynice, ennemi de son pays, Antigone, sa sœur, déclare qu’elle bravera cette interdiction #, Aristophane a loué, comme il convient, ce sombre drame, « tout plein de l'esprit d'Arès 5 ». Le premier stasimon, où se peint l’effroi des femmes, compte parmi les plus beaux morceaux lyriques d'Eschyle. En outre, sa puissance d'imagination et de composition se révèle