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CQUE CHRÉTIENNE 4 {
Tandis que Théognoste et Piérios avaient continué la
tradition d’Origène, il en fut l'adversaire déclaré (1).
ie Il brilla », dit Eusèbe, « pendant douze années entières ; il dirigea l’Église pendant un peu moins de trois, avant la
persécution ; pendant le reste de sa vie, il pratiqua pour lui-même, parmi les fidèles, une ascèse sévère et veilla sur Jes intérêts communs de l'Église, sans se cacher.
C'est ainsi que, la neuvième année de la persécution, il b] )
fut décapité et paré de la couronne du martyre (2). » I] ne nous reste que quelques fragments de ses écrits, notamment quatorze canons, extraits de son traité Sur le repentir (nept peravoixs), composé en 306 (3); ce sont des règles sages et modérées, relatives aux lapsi ; elles visent les différents cas de défaillance qui se sont présentés, en tenant compte, s’il y a lieu, des circonstances atténuantes. Les considérants qui précèdent chaque sentence sont curieux par ce qu'ils nous apprennent sur l'attitude de certains laïques ou de certains clercs au
cours de ces dures épreuves. Un court billet adressé aux
Alexandrins, et conservé seulement en latin, se rapporte aux débuts du schisme de Mélèce, l’évêque de Lycopolis. Un morceau plus long, tiré d’un écrit Sur la Pâque, défend contre un adversaire qui n’est pas nommé, la tradition juive qui place la fête au 14 de Nisan. Quelques fragments qui concernent la Trinité indiquent que Pierre
aurait été, pour l’arianisme, un adversaire aussi intrai-
table que le fut son successeur Alexandre ; il paraît
surtout. préoccupé, comme celui-ci, de ramener toujours …
la doctrine chrétienne au fait essentiel de l’Incarnation et d'établir que le Sauveur était, par, nature (past),
(1) Cf. Rapronp, Three teachers of Alexandria : Theognostus, Pierius and Peter ; a study in the early history of Origenism and Antiorigenism, Cambridge, 1908.