BLÉGLISE ET L'ÉTAT, DE CONSTANTIN A
ÊÉL'ÉLOQUENCE PAIENNE AU IVe SIÈCLE
PAC TLET TE RATURE CHRÉTIENNE AU ENVeLS AC LE = LPOINTS2DELCONTACT ET
TrzzemonT, Histoire des-Empereurs, Paris, 1690-1697. — Gis8on, :
É Hisroime LITTÉRÂIRE : LENAIN DE Ttanonss Mémoires pour servir
française js précédent ouvrage, par Goper et VerscuArrer, Paris,
Noa tion Kultur Fes Gegenwart, LS K. KRUMBACHER, Geschichte der Bysantinischen Literatur, par A. Eunnarp et H. Geizer, Munich, 1897. MA done Geschichte der Griechischen Liüeratur, 6° éd., par Me Scumm VO. Sræuzin, I], 2, Munich, 1924. | & FL TE ME
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{ rh el l'État, de AT à T'héadése de Lorsque |
nasrien était devenu empereur, le 17 septembre 284, 4 #4 Empire, si troublé et si affaibli pendant la seconde moitié du 11° siècle, avait retrouvé un chef. En Orient comme : en ‘Occident, l'ennemi extérieur avait été contenu. Une
us nouvelle avait été donnée à l'État. Le s ES tème de la tétrarchie, qui distribuait le pouvoir entre # < deux Augustes et les deux Césars qui leur étaient subor- |
ee rendait la tâche du RU AE plus aisée ee 4
risquait de réndre seen Te rivalités entre les quatr souverains et de provoquer ainsi la guerre civile, il pr ÿ sentait des ur. ete en un DEC où ne ie
PU een HAN d’être Sa par Re Tel qu'il fut, il a préservé l’Empire de la dissolution ki
He menaçait. | IE n’était pas possible qu’ un homme qui avait réa une transformation aussi profonde du régime impérial n'eût Pas une POULRUNS religieuse réfléchie et REA
e dynastie Jovienne, et, me appela Maximien a tager avec lui le pouvoir, une dynastie herculienne, | Dioclétien semblait faire présager aux chrétiens des jour. difficiles. Cependant, il ne s’est décidé à rouvrir la per cution qu'après de longues années de règne. Il laiss d’abord le christianisme continuer en paix les progrè immenses qu'il avait commencé de faire dès la fin d
ens ; et “à est possible que sa Poe et sa : FE fussent MA tu converties He avait pris, en,
5 Do Mess. Taies -même s’abstenait encore. MURS UN ne LG en His Apres pi ans de: règne,
parce que, Ve il subissait rites “dé certains id es (os ir HER il à Rae Fons pour nous
on fut affiché et lacéré par un chrétien. La Re | gique, qui nous est connue par les récits e Lactance t d’Eusèbe, venait de s'ouvrir. :
Dioclétien plaçait au-dessus de tout me raison d’ D 2 près. son abdication, le régime de terreur qu’il avait on uguré fut maintenu et même aggravé par Galère et ximin Daïa, qu'animait une passion fanatique. Mais répression violente que, dès le rrre siècle, Dèce-et War # 1 n'avaient pu mener à bonne fin, avait encore a ns de chances de succès au commencement du De
: Door était propre, pour n’accorder tu isfaction apparente à la volonté de ses collègues ; se borna à faire détruire quelques églises. En SLR ère lui- -même, victime d’une grave maladie, se Dal fléchir. Dans un édit qu’il prit en commun avec Constin et Licinius, après avoir, pour sauver sa dignité,
r ppelé les raisons qui, selon lui, avaient justifié des ures de rigueur et en auraient légitimé le maintien,
fit l’aveu embarrassé de son échec, et concéda de mau-
4) Cf. Ducnesne, A. À. de l'Église, t. I, ch. 1,
ductible et poursuivit la lutte avec férocité, en excitant par tous les moyens l'opinion publique, pour avoir l'air de répondre à un vœu général de ses sujets, et en tentant, avant Julien, une réforme du paganisme. Mais, tandis que l'Orient subissait toujours l'épreuve, s’opérait en Occident une révolution qui allait tout changer.
Galère était mort, peu après son revirement. L’année suivante, en 312, Constantin entra en lutte avec Maxence, et le battit au pont Milvius. Au printemps de 313, il publiait à Milan, de concert avec Licinius, le fameux édit (2) où les deux empereurs, après avoir proclamé qu’ils mettaient au premier rang de leurs devoirs celui de régler « tout ce qui concerne le culte de la divinité »,
accordaient « aux chrétiens et à tout le monde la libre:
faculté de suivre la religion qu’ils voudraient, afin que tout ce qu’il y a de divinité dans le séjour céleste püût leur être favorable et propice, à eux et à tous ceux qui étaient placés sous leur autorité (3) ». Le christianisme se. trouva ainsi reconnu comme un culte qui avait droit à lexistence à côté des autres. À prendre à la lettre les termes que nous venons de citer, un Dieu nouveau, le
Christ, venait s’associer aux anciens Dieux pour la pro-
tection de l’Empire. Constantin et Licinius réalisaient le
vœu qu'avait formé Alexandre Sévère, quand il voulait admettre le Christ dans son Lararium ; ils semblaient adhérer déjà à la théorie que formuleront plus tard Thémistios, et, à sa suite, Symmaque, que l’on peut aller à la vérité religieuse par plus d’une voie.
C'était la théorie ; mais, en pratique, surtout après que Constantin, vainqueur de Licinius, fut devenu seul
vais gré la tolérance (1). Maximin, seul, demeura irré-
maître, les païens furent seulement tolérés ; l’Église fut «
(1) Cf. Ducnesne, p. 27 et suiv.
(2) Texte latin dans le De Mortibus persecutorum, ch. xzvin ;
e chez Eusèse, H. E., X, 5, avec un préambule qui manque chez actance.
(3) Je me suis servi de la traduction de Ducnesxe, p. 36.