‹ Histoire de la littérature grecque chrétienneChapitre 50 sur 200 · DIDYME. SES ŒUVRES · texte numérisé non relu

DIDYME. SES ŒUVRES

cipale paraît être d’avoir, sinon employé le premier —

la chose reste douteuse — du moins employé couram- ‘ment et fait entrer définitivement dans l’usage la formule : une ousie, trois hypostases (1). Comme dans le Traité sur Saint-Esprit, tout en condamnant Sabellius, Didyme insiste avec prédilection sur l’unité, sur la consubstantialité des trois personnes, sur le titre égal qu’elles ont à être honorées (isormix). Le Père est la source ou la racine de la divinité ; le Fils a pour caractère dis tinctif d’être engendré ; le mode de production du Saint- Esprit est, comme chez les Cappadociens, la procession (éxrcpevais). Mais dans toutes les opérations divines, qu’il NE s'agisse de la création, de la révélation, ou de la ré- Le demption, les trois kypostases sont également intéressées. et étroitement unies.

Dans son exposé, Didyme montre cette familiarité avec les méthodes de la philosophie que lui reconnaît Jérôme (2) ; il connaît et emploie habilement les procédés de la dialectique. Sans qu’il ait échappé à toute influence stoïcienne (3), c’est naturellement le platonisme qu'il préfère entre les divers systèmes, soit que son style s’émaille de quelques souvenirs du Phèdre (4) ou du Timée, soit qu’il trahisse l’influence du néoplatonisme. | S’1l a parlé de Porphyre en termes sévères (5), il utilise certaines de ses vues pour expliquer le dogme de la Tri-

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