L'auteur des Catalogues connaiddait
Les Arabes ; BélUs ;
Les différents peuples de Crète, Minos, Ariadne, Thésée;
Les origines grecques, Tpaixoi ;
L'Ossa, le lac Bœbéis, la Thessalie ;
Thamyris ; la construction d'Hion par les dieux ;
Dodone, l'Hellopie ;
Phthie, les Mirmidons ;
Argos, Orchomène des Miuyens ;
Les Argonautes, le Phase, la Libye, etc, ;
L'Egypte, les Danaldes, Lerne ;
Alcinoos, Arété ;
Les Atrides, Mycènes, etc.;
Athènes ;
La légende d'Apollon chez Admète ;
Chifon, Jason, ^Eson ;
LinoSj fils d'Uranie;
Les aèdes et les cithari.stes ;
OEnomaos.
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développemen t de ,^'^ QP^g^J|fflifinP^-' l'^Mvrmit^ qui c(JïillllUll(!6"Sux éveiieinents eux-mêmes ; l' âge desaèdes ou chantres populaires, qui sont^d'abord sans maîtres et ne suivent que leur inspiration, mais qui chantent ensuite de mémoire et commencent, dans les loisirs que leur fait la société féodale, les grandes compositions; l'âge des po èmesj qui est aussi celui des rhapsodes et qui s étend jusque dans le voisinage des temps historiques. L'Iliade appartient au premier âge, non sous la forme où nous la possédons, forme que lui ont donnée les diascévastes et que les éditeurs et les critiques ont perfectionnée, mais sous la forme primitive de fragments isolés rattachés entre eux parla continuité dés événements. L'Odyssée appartient au second âge ou au commencement du troisième, que remplissent les autres poèmes attribués aux Homérides. Le nom d'Homère résume le second âge et une partie du premier.
L'épopée béotienne est résumée tout entière dans le seul nom d'Hésiode. Elle n'a pas été beaucoup moins féconde que celle des Ioniens; mais tandis que cette dernière était répandue dans les îles et sur plusieurs rivages d'Europe et d'Asie Mineure, l'épopée béotienne était comme concentrée dans la grande vallée de la Grèce, entre l'Eubée et le Parnasse. Ce pays de plaine et de labour est en même temps celui des recherches savantes et de la poésie érudite. La forme ne paraît pas avoir beaucoup préoccupé les poètes béotiens; mais, placés au centre du continent grec, touchant par les Thermopyles à la Thessalie et aux contrées du nord, par le col d*Eleuthères à l*Attique, par celui de Delphes et par l'isthme de Gorinthe à tout le Péloponèse, par l'Euripe à Ghalcis , point central de navigation, Ces poètes ont recueilli des traditions sans nombre et
des légendes d'origine très diverse dont ils ont composé la plupart de leurs poésies. Il faut ajouter que les montagnes béotiennes, où étaient venus s'arrêter et se fixer la tradition et le culte des Muses et d'Apollon Musagète, étaient comme un fil conducteur que Tesprit du nord a toujours suivi pour s'insinuer parmi les races helléniques et pour les pénétrer : c'est un esprit de science et d'érudition plutôt qu'un génie poétique. Les Muses elles-mêmes président plus encore à la science qu'à la poésie, à la danse et à la musique. Et comme la science, dans ces^ anciens temps, revêtait encore les formes de la poésie, on voit que plusieurs causes se réunissaient pour donner à la poésie béotienne le caractère que nous lui reconnaissons encore aujourd'hui dans les fragments qui nous en restent. Les ^ Grecs anciens cherchaient dans Homère l'enthousiasme et la beauté des formes de l'art, clans Hésiode la réflexion sé rieuse , les règles de.la vie pratique et la cognaissance de leurs traditions héroïques ou sacrées.
SECTION TROISIÈME D'Homère aux guerres médiques.
La périodn qui s'étend jusque dans le voisinage de la révolte de l'Ionie, et qui comprend le septième et le sixième siècle avant J.- G., est lajglus féconde de Thistoire grecque : elle n'a élevé à leur point de perfection aucun genre littéraire, aucun art; mais elle a préparé le siècle suivant, qui est celui de Périclès. Si l'on excepte l'hymne et l'épopée, genres antérieurs à l'histoire, cette période a donné naissance à tous les autres grands genres et à plusieurs genres secondaires, soit en vers, soit en prose. Le tableau ci-dessus les présente dans leur ordre de succession : la date in-' diquée pour chaque auteur est celle où il a dû fleurir et être en possession de toute sa force créatrice. On pourrait dresser des tableaux du même genre pour les arts du dessin et pour la musique : on se convaincrait à la première vue que là aussi le génie grec a empreint ces deux siècles de son originalité. C'est la période de préparation dans tous les genres pour les œuvres de l'esprit. L'architecture, par exemple, sort définitivement des vieilles formes hiératiques et primitives qui se voient encore à Syracuse, à Selinonte, à Corinthe, à Assos : on voit s'élever des temples d'une construction déjà très parfaite, tels que ceux de Diane à Éphèse (600), de Junon à Samos, d'Apollon à Delphes (345), de Jupiter Olympien à Athènes (sousPisistrâle), de Jupiter Hellénien à Égine, de Gybèle à Sardes (503), etc. La plastique , durant le sixième siècle , se développe! avec une énergie et une certitude de méthode extraordinaires dans toutes les parties de la Grèce. Dipœnos et Scyllis, Grétois, commencent à tailler le marbre, qUi désormais remplace la pierre tendre et le bois des anciens sculpteurs ; leurs élèves se retrouvent dans tout le monde grec. Les écoles d'Argos, d'Égine, de Sicyôn produisent des artistes illustres dans l'art de sculpter^ de modeler, de ciseler et
de fondre sur métaux. Un sentiment d'admiration paisible pour les formes des dieux et des héros caractérise cette période dans les arts et dans la littérature : la manière dont on les conçoit va s'épurant et s'élevant sans cesse. Les antiques traditions fournissent une matière que les arts et les lettres renouvellent par les formes dont ils les revêtent et par le sentiment moral et philosophique dont ils les animent. Les sujets de Tépopée reviennent tour à tour, mais dans des cadres variés et avec une vie intellectuelle plus avancée dans l'ordre de la civilisation.
L'union étroite qui mêle constamment les lettres à la vie réelle et quotidienne des Grecs, force celui qui étudie les œuvres littéraires à se reporter sans cesse à l'histoire. Il doit se souvenir que la royauté féodale est abolie presque partout dès le commencement du septième siècle, et que, vers la fin du sixième, la constitution démocratique n'a presque nulle part atteint à sa perfection. Cette période de deux siècles est donc un âge de transition et d'enfantement dans le monde politique, aussi bien que dans les lettres et les arts. 11 y a des tyrans dans un grand nombre de cités, c'est-à-dire des citoyens qui de la condition privée se sont élevés au pouvoir suprême : parmi eux, les uns appartiennent à d'anciennes familles aristocratiques ou féodales; les autres sortent des classes populaires. Le nom de tyrans qu'on leur donne n'entraîne souvent aucun blâme : il y a plusieurs tyrans parmi les sages de la Grèce ; quelques-uns réunissent autour d'eux des poètes et des artistes et se font une sorte de cour, où se développe, dans ce qu'elle a de plus élevé, la civilisation hellénique. Mais la tendance demeure aristocratique dans les États doriens et démocratique dans les cités ioniennes ou mêlées. Parmi ces dernières, Athènes n'a pas encore acquis cette
prépondérance qu'elle devra à son commerce et à son rôle dans les guerres médiques : toutefois l'œuvre de Solon fait d'elle un: modèle que les autres États ioniens ont sous les yeux, un type qu'ils s'efforcent d'imiter. Un grand mouvement social et politique se produit dans le monde grec tout entier.
Au dehors, du côté de FÉgypte, l'influence du génie grec se faisait puissamment sentir, comme le prouve le règne d'Amasis; des relations commerciales existaient entre la Grèce et ce pays depuis l'invasion du Delta par les Pélasges sous Mérenphtah, c'est-à-dire depuis huit cents ans. Le mouvement des esprits, qui dans le monde hellénique substituait des constitutions aux anciennes royautés, s^étendait de même dans l'Italie du centre : c'est vers la fin de cette période que fut constituée la république aristocratique defe Romains. Mais le plus grand mouvement de faits et d'idées avait lieu vers l'Orient, chez des peuples que les Grecs commençaient à apercevoir et avec lesquels ils devaient plus tard entrer en relation d'idées.
De grandes révolutions amenaient sur le trône Cyrus, et plus tard Darius, fils d'Hystaspe, sous qui fut constitué dans son unité l'empire des Perses. Dans l'Inde avait lieu, durant le sixième siècle, la prédication du Bouddha suscitée par des causes agissant depuis longtemps et qui fut immédiatement suivie de missions religieuses envoyées dans toutes les directions : il n'est pas impossible qu'elles aient dès cette époque pénétré dans le monde grec, déjà ouvert à toutes les influences. Quoiqu'il en soit, le mouvement égalitaire suscité dans tout l'Orient par cette réforme morale coïncide avec un développement analogue du génie grec , et cette transformation caractérise, dans la majeure