‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 5 sur 45 · PRÉFACE !X · texte numérisé non relu

PRÉFACE !X

droite et que cette architecture était soumise h de tout autres lois. Nous croyons qu'il en est ainsi du drame, surtout de la tragédie, et qu'il est possible de découvrir les règles qui ont présidé h sa construction.

H en est de même de l'ode , genre expressément hellénique , bien qu'il ait été cultivé par d'autres peuples. Nous avons donné les formules variées d'une ode pindarique , forme littéraire dont on se fait en général une si fausse idée. Mais il est impossible d'arriver sur ce point à une précision aussi grande que pour la tragédie , parce que l'élément musical , qui était une partie essentielle de l'ode, nous fait presque entièrement défaut. Nous avons dû nous borner à le dire et à donner un exposé général du système musical des Hellènes ; car ce système , aujourd'hui connu et en usage dans le pays , permet de composer des airs dans le genre antique, ou tout au moins de se faire quelque idée de la musique des anciens et de son application à l'ode et aux chœurs.

Un mot seulement sur les passages d'auteurs que nous avons cités. Il n'existe que peu de traductions satisfaisantes du grec en français. Celles que nous possédons s'éloignent ordinairement du texte plus qu'il ne faut pour donner une idée exacte de ce que l'auteur a pensé, et surtout de la forme dont il a revêtu sa pensée. Nous avons donc traduit nous-même

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les morceaux qu'il nous a fallu citor. Commo ils devaient servira des démonstrations, nous avons moins oherobé Téléganoe que Texactitude , afin que la traduction remplaçât autant que possible le texte lui* même.

Quant à la composition et à l'ensemble de cette Histoire, elle s'est trouvée naturellement partagée en dix sections, répondant à des intervalles de temps très inégaux. La période antérieure aux épopées a été fort longue et n'a rien laissé. La dernière période, 1res longue aussi, renferme un grand nombre d'oùvrages de décadence sur lesquels il était inutile do s'appesantir. Au contraire, l'époque centrale de l'hellénisme a été d'une fécondité merveilleuse en beaux et importants ouvrages. Toutefois, les deux dernières périodes offrent cet intérêt que l'influence étrangère y va croissant, au point d'effacer enfin l'hellénisme. De plus, elles n'ont pas duré moins de huit siècles, grand espace dans la vie d'une nation, pendant lesquels tous les peuples aryens ont montré une activité puissante et féconde. Les histoires de la littérature grecque ont jusqu'à ce jour laissé beaucoup de confusion dans la période alcxandrine et dans la période gréco-romaine. Nous avons essayé d'y mettre im peu d'ordre et de lumière : pour cela, nous avons suivi, de siècle en siècle et dans chaque genre, le progrès des influences étrangères , h mesure qu'elles so

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