Liv. II, ch
3. Liv, V, ch. 24. 11 entend par première guerre celle qui «e termina à la paix de Nicias.
et la dix-huitième année de la guerre dont Thucydide a écrit l'histoire *.
L'historien est toujours fidèle à cette méthode ; il suit rigoureusement Tordre des faits. On ne trouve dans tout le cours de son ouvrage que deux digressions : la première, à la fin du livre III 2, est relative à la création des jeux Déliens, institués, ou plutôt, d'après Thucydide, renouvelés par les Athéniens pendant la sixième année de la guerre du Péloponèse. La seconde digression est plus longue '^. A propos de la mutilation des Hermès et du déchaînement de colères, de soupçons et de rigueurs qu'amena cette plaisanterie sacrilège, Thucydide raconte et rectifie toute l'histoire d'Harmodius et d'Aristogiton, mal connue, dit-il, jusque-là; il explique le motif véritable de l'entreprise des deux jeunes gens, et les conséquences du meurtre d'Hipparque, qui eut pour effet d'aigrir Hippias et de pousser à la violence son gouvernement jusque-là modéré.
Une courte analyse de l'histoire de Thucydide permettra d'apprécier cette régularité et cette exactitude qui donnent à son ouvrage une physionomie toute scientifique.
Tel est déjà le caractère de l'introduction étendue qui forme le premier livre. L'auteur, en eÛ'et, ne s'est pas jeté brusquement dans le récit de la guerre du Péloponèse : il l'a préparé par un tableau rapide et frappant de la Grèce primitive et des événements de son histoire depuis les premiers âges jusqu'aux guerres médiques. Ce résumé * contient déjà l'explication de la lutte intérieure dont Thucydide peint en raccourci