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la longueur ot les calamitf'îs ' ot dont il précise ensuite la cause véritable, (fest-à-dire la rivalité des deux grands Etats de la (îrèce, Athènes et Lanédémone. Mais, dans tous les événenrients humains, il faiit distinguer les causes intimes et profondes qui les préparent et les occasions qui les font éclater ; l'historien philosophe ne méconnaît pas cette distinction. La guerre était imminente : la reconstruction de^ murs d'Athènes, l'établissement de son empire maritime, son commandement ou hégémonie substitué à celui de Sparte, la rendaient inévitable; mais cette lutte est déterminée par deux faits particuliers, la querelle de Gorinthe et de Corcyre au sujet d'Epidamne, le soulèvement et le siège de Potidée. Thucydide a soin de les retracer d'abord à ses lecteurs.
Avec le livre II commence la guerre du Péloponèse, et c'est là que Thucydide indique l'ordre de son récit. La tentative des Thébains sur Platée, dont le territoire était sacré, et qui était dans la Béotie comme une seconde Athènes, est le signal des armements. L'historien énumère les alliés des Lacédémoniens, ceux des Athéniens ; il nous peint l'ardeur des jeunes gens qui se réjouissaient de voir une grande guerre. La lutte est marquée d'abord par une invasion de l'Attique, à laquelle la flotte athénienne répond par le ravage des côtes du Péloponèse. Mais l'agglomération dans Athènes des habitants des campagnes favorise l'invasion d'un autre fléau plus terrible que les Spartiates : la peste, après avoir dévasté la Libye, l'Egypte et une partie de l'empire du grand-roi, se jette sur Athènes et y 'exerce ses ravages. Thucydide, qui lui-même en fut atteint, a décrit, avec une exactitude et une vigueur souvent célébrées, les caractères physiques et les tristes conséquences morales du fléau. Le peuple, qui d'abord