Pliilarque, Vie de Phocion, ch
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ces, qu'il recevait et recevrait toujours'. Cependant il ne parut pas devant les h('diastes et partit sans doute pour l'exil ; «lais il n'y demeura pas longtemps, car, au moment de la mort d'Alexandre, il était à Athènes. Hypéride"" dit que, par ses seules propositionsdo loiset par ses proxénies, il avait gagné plus de quarante talents (2^3, 43(j fr.), sans compter tout ce qu'il avait reçu du roi de Perse et d'Alexandre. Eschine énumère dans une lettre au sénat et au peuple athénien ' les auberges que Démade possède en Boétie, ses terres qui sont labourées par vingt paires de bœufs, et les coupes d'orque sa maison renferme».
Cet homme, cependant, pour avoir négocié la paix auprès d'Alexandre, aux intérêts duquel il était vendu, se vit décerner une statue de bronze ■ et l'orateur Polyeucte l'attaqua vainement à cette occasion :
Quelle attitude, s"éoriait-il/ aura cette statue? Portera-t-elle en avant son bouclier? mais cet homme a jeté le sien à la bataille de Chéronée. Tiendra-t-elle en main un éperon de navire? mais de quel navire? celui de son père? Tiendra-t-elle à la main le livre où seront inscrites ses dénonciations, ses accusations? Non, non, par Jupiter; mais plutôt elle sera debout, servant en esclave nos ennemis, pleine de haine pour la patrie et faisant des vœux pour notre malheur à tous ^'.
i. Dinarque, contre Démosthène, 103.