‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 38 sur 156 · I. — Caractères généraux et origines · texte numérisé non relu

I. — Caractères généraux et origines

Les dernières productions de l'âge épique étaient contemporaines d'un art nouveau, celui des portes lyriques : ces poètes et les premiers prosateurs occupent l'espace qui nous sépare de la période athénienne, puis ils se confondent avec elle au v* siècle. Rien de plus maltraité par le temps que les œuvres des lyriques grecs, aujourd'hui poussière diffuse de poésie, mais poussière d'or ou de diamant. Pour faire comprendre l'intérêt qui s'attache à ces fragments, marquons ce qui les distingue de l'épopée.

Le sentiment succède au récit. -r- L'épopée héroïque, toute narrative, convenait à l'esprit des siècles où elle prit naissance : elle était idéale et visait à récréer ses auditeurs en les reposant des fatigues de la réalité. Dans l'épopée didactique, nous avons déjà vu l'indice de goûts plus réfléchisse lyrisme marque un nouveau degré dans cette transformation des idées : aux Hellènes devenus plus civilisés et plus curieux d'analyser leurs sentiments, le poète raconte encore les vieilles" fables et les mythes, mais sans leur donner la première place ; à côté, au-dessus des fables et des mythes, il exprime ses propres émotions et celles de la foule.

La musique et la poésie. — Le développement de la musique favorisa la poésie nouvelle. Très rudim en taire, la musique accompagnait les récitations des aèdes, les hymnes et les danses des fêtes religieuses; aux vne et vie siècles elle se perfectionne, et de ses instruments, dont les principaux sont la lyre ou cithare ou phorminx (1) et la flûte, elle tire des effets plus profonds. Les poètes abandonnent alors l'hexamètre dactylique, trop uniforme ; ils créent des mètres qui correspondent à la variété des

(i) >ùpa, x<f«çt<, fôpjnT^» termes synonymes.

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