VII. Conclusion
La primauté intellectuelle d'Athènes auxV* et IV* siècles. — Au temps où se manifestait le génie de Pindare le Thébain ou d'Hérodote d'Halicarnasse, Athènes, par son rôle dans les luttes des guerres médiques, venait d'établir son hégémonie sur les cités grecques, et déjà brillaient les premiers de ces écrivains purement attiques qui réalisent la perfection de l'esprit grec. Athènes conquérait donc aussi la primauté intellectuelle, et elle la garda naturellement au ve siècle, en particulier pendant les années où Périclès, entouré d'un cortège d'artistes et de poètes, dirigea sa puissante démocratie ; mais cette primauté survécut au « Siècle de Périclès » et se maintint jusqu'au temps des conquêtes d'Alexandre en dépit des revers politiques.
Pendantcette période, longue d'environ cent quatrevingts ans, Athènes recueille le fruit du travail antérieur de la pensée grecque : elle développe ce qui germait ici ou là, et elle le porte plus ou moins vite selou les circonstances à son point de maturité en lui donnant un oaractère de noblesse, de précision, de mesure, de vigueur et* d'élégance, qui constitue ce