‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 114 sur 137 · Mofchus, Idj-Uety III, ren 71 et tuivanU · texte numérisé non relu

Mofchus, Idj-Uety III, ren 71 et tuivanU

LITTKRATUAE SICILIENNE. 481

fille natale, et comment Moschus a pu lui donner le surnom d'Orphée dorien. Il est probable que Bion ne parvînt pas à un grand flge, car il périt empoisonné : ■ Le poison est venu, ÂBion ! vers ta bouche; et tu as vu le poison. Comment a-t-il passé par tes lèvres et ne s'esl-il point adouci? Quel mortel isseï féroce pour t'avoir préparé dn poison, pour te l'avoir donné quand tu parlais? Il a donc ^appé au charme de ton chant'? ■ Les amis du poêle eurent du moins la satisfaclion de voir punir les scélérats qui lui avaient Atë la vie. ■ La justice, ajoute Moschus, les a tous atteints. > Hoachus inumëre quelques-uns des contemporains qui mêlaient leurs regrets aux siens ; et c'est U que nous voyons que Tbéocrite, lieux déjk sans doute, avait survécu k Bion. ■ Tous ceux k qui les Muses ont donné une bouche retentissante, tous les polies bucoliques pleurent ton destin et ta mort. Il pleure, ce Sicélidas, la gloire de Samos; et, chez les Gydoniens, Ljtidas fond en larmes, lui qu'on voyait auparavant l'œil ftonriant, le front joyeux. Philélas gémit chez les Triopides KS concitoyens, sur les bords du fleuve Halës; et Théocrite gémit dans Syracuse'.*

Quant à Moschus, tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'il était de Syracuse, et qu'il avait été disciple de Bion. Il dit en propres termes que Bion avait formé des poètes, et qu'il est luimême un de ces poètes que Bion avait formés : • Pour moi , je te chante les accords du gémissement ausonien. Car je ne suis point étranger au chant bucolique. Je suis un des héritiers de cette Musedorienne que tu enseignas à tesdisciples. Tu nous as fait la plus belle part do tes biens : d'autres possèdent tes richesses, mais tu m'as légué le chant'. >

Ce qui reste des œuvres de Bion et de Moschus n'a rien de commun, ou presque rienaveclapoésie bucolique; et le titre i'Idytles, qu'on lit en tête de ces compositions, répond encore moins que dans le recueil de Théocrite à la définition accréditée. Ce sont des lamentations funèbres, des morceaux épi-

1. MoicbD*. Idj/lUt, Hl, len <ie et iiÙTtoU. 1. td., ibid., Tcn 94 cl lulvuili.

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