IJ., ibid., ren lUO Bl (alttDU
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4gi OEAUTRE TXXBL.
quefi , des fragmente d'épithalames , etc« Mais il est ▼raiaeinblable que les chants bucoliques tenaient uselargi {daoe idans ce qui a péri; etoe n'est pas sans raison q« Moschus. donnait à £ion ie titre de berger, et qu'il tenait «r ! lui-rinéBd le langage qu'on rient d'entendre,
La première idylle de Biooiy qui a près de'eentiFers,0t^ passe pour aim chef-rd'œurre, est une complainte anrlamort V^ du bel Adonis. «Ge poème est ^gracieux et louchant, pleki de sentim^ts doux et d'attendrissantes images. U y amôneine acène vraiment pathétique, et qui a fourni au Tasse un de ses tableaux les plus admirés. Vénus arrive pnès d^AdeaiE moucant, comme Herminie près deTancrède; et l'^qpceKioB de la .douleur et du désespoir d'une amante n'est guère moins poignante et vraie dans les vers du poète gvec ^ dansûeix du grand poète italien. Cependant il y aplusd'A trait, plus d!un mot, qu'eût effacés Tbéocrite, s'il avait écrit l'idylle de fiion« U y en a jusque dans le diacoars que Bkm prête à Vénus. Ce n'est pas IJiéocrite qui eût (ait Sst à .la déesse : < Ma ceinture a péri avec toi. » L'idée est jiul^ mais Tfaéocrite l'eût présentée autrement, et sous une imigB moins recherchée. Aussi, quel que soit le charme de ce deux poème, jene puis m'empécherdîe préférer d'autres moroeaui où le langage de Bion est plus simple, et où ie goût, méine sévère, n'a rien .à désavouer* Tel est le frayaient de TidyHe qui était i intitulée J^pil/uiiam€ d'AcMUe et de Déidavrait; teUe est ;Surtout la deuxiènae idylle, que je vais transGrise^ entier. « Un oiseleur encore tout jeune, qui chaaaait tm oiseaux dans un jbooage épais, aperçut le volage Asbêk |i perché aur labranche d'un buis. Ravi à la vue de loet oisean, ft qui lui apparaissait si grand, il réunit ensemble tonsJSB gluaux, et il se mit à^uetter l'Amour, qui voltigeait çà et là. Mais bientôt l'enfant se dépite du peu de anccès de isb efforts : il jette ses gluaux, et il s'en va:trouver un vieux Jtboureur, qui lui avait enseigné l'art de k pipée. Il lui coule son aventure, et lui montre L'Amour perché aur la branche. Mais le vieillard hoche la tête, et répond à l'enfant : c Sus- « pends tachasse, et n'attaque pas cet oiseau. Fuis loin de hii, < car c'est une béte dangereuse. lu seras heureux tantque tu
LITTâBAIBIUE SIGiUBNNE. 4M
■ ne l'uiniB pas prie; mais, quand tu auras atteint l'ftge * d'homme, cet oiseau, quimainteuant fuit et voltige, vieei.dra soudain de lui-mËme ae poacr sur ta tête. >
Les vêts que j'ai cités de là eoraplainte sur lamoft èe Bion sont les meilleurs de .HosdiuB. Ou a pu remarquer, ti due de& accents d'une dculeur vraie et bien sentie, uneoertaine emphase, et je ne-sais quoi de farce. D'ailleurs l'idylle est bien loin d'ëtee un chef-d'œuvre; et Mos^ue, pleurant ion maître et ton ami, a été moins bien inspiré que Kcfq pleucant un béros imaginaire. Hais peut-éire le modèle qu'il arait souB les yeux a-t-il nui plutôt qu'aidéà la perfeetîonde son poëme. Bion avait montré toute la nature en deuil k la mort d'Adonis : les Amours se lamentant, puis Vénus, puis les Grâces, puis les Hoses; mais c'est la douleur des Amoure, et surtout eeUe de VéauB,qui remplit presque toute l'idylle. UoscbuB nous peint à son tour un deuil universel; mais ici l'énumération n'en finit pas; et, avant d'arriver & ces traits d'éloquence et de sentiment que. j'ai notés, il faut passer à travers les gémissements et les soupirs, non-seulement des Muses siciliennes, non-seulement de Phébus, noD-seulement des rossignols et des cygnas, mais des abeilles et deshirondelles, mais des brebis et des dauphise, mais.d£B arbres et des Heurs, dea vallonsetdes montagnes, et, cûmKKon l'a tu, des fleuves eux-mêmes.
n y a , outre la complainte en l'honnear de Bion , trcis idylles entières : ÏAnunir fugitif, Ewrope, st Mégafe fvmmt i^kercuk.hA première est un signalement de l'Anioirr, £aitpar Vânus.U'meaemblequecettemëreconnaileldëpeintbeaucmip trop bien les défauts etlamalicede son enfant; et, si le portrait est viiai, <Hi peut remarquer que ce n'était point b V^mb ^ le faire. Je crois -aussi queMosohus eùtpusediepeaaen^ faire diroiàV^us quolefiambeau^erAmour embiwae le«okil lui-jBéaio. 'Jurêfw est im morceau beaaowp plus développé, .etiécril, non pitie enlanguedorianne, joais en diatotte épique. C'est le récit de l'enlèvement de la fille d'Agéaor. Hats.ies préliminaires du récit sont d'une longueur dispmportiannée : le poëme entiern'aque cent soixante' etun, ou, selon quelques éditeurs, unt soixante-'deia ters; et.Jupiter
n*aperçoit Europe qu'au vers soixante-quatorzième; etk taureau divin n'arrive qu'au quatre-vingt-neuvième dansb prairie où la jeune fille joue avec ses compagnes. La troisiè» idylle est une conversation naïve et touchante entre la femme ^h d'Hercule absent et la mère du héros. Mégare se lamente sur la mort de ses enfants, massacrés par leur père, et sur le triste abandon où se consume sa vie : Alcmène la console en gé< missant avec elle, en lui témoignant une tendresse de mère, et en lui racontant un songe qui semble présager de nouveaux malheurs à celui qu'elles chérissent l'une et l'autre. Cette idylle est, selon moi, le chef-d'œuvre de Hoschus. C*est du moins la plus simplement écrite; et c'est à peine si Pod peut reprocher au poète tel mot recherché, telle image trop brillante, telle comparaison trop complaisamment épuisée. Quant aux fragments d'idylles qui suivent les pièces entières, ils sont tout k fait insignifiants ; et le recueil se termine par uneépigramme qui témoigne avec quelle facilité Hoschus se laissait aller aux idées fausses et au mauvais goût. Voici cette épigramme, qui est intitulée V Amour laboureur : < Le redoutable Amour, ayant déposé son flambeau et son arc, prit un aiguillon à piquer les bœufs, et suspendit la besace à son épaule. Puis il attela le cou des taureaux sous le joug pénible, et il ensemença le fertile sillon de Gérés. Puis il leta les yeux au ciel , et il s'adressa ainsi à Jupiter lui-même: « Féconde mes guéréts, si tu ne veux pas que je te fasse trai- « ner ma charrue, toi taureau d'Europe. »
Ceux qui pourraient avoir la fantaisie de comparer cet article sur Bion et Moschus avec ce que j'ai imprimé dans la première édition de mon ouvrage, m'accuseront sans doute de contradiction, et s'étonneront que je consacre aujourd'hui plusieurs pages à ces deux poètes, quand je m'étais contenté autrefois de leur accorder trente-deux lignes. It est bien vrai qu'autrefois j'ai insisté presque uniquement sur leurs défauts. Aujourd'hui je leur rends plus impartiale justice : j'explique ce qu'ils ont d'excellent ; je les juge ^u eux-mêmes; et je ne leur demande plus si impérieusement de remplir cet idéal que j'avais conçu en lisant Théocrite. On a vu d'ailleurs que je ne dissimule aucune de leurs im-
UTTÉRATURE SICILIENNE. 485
perfections. Je suis heureux d*aYoir obtempéré ainsi aux aimables remontrances que j'ai trouvées à mon adresse dans la LUeratura griega du savant don Braulio Foz , et de m*être mis d* accord avec lui sur le seul point peut-être où fies opinions et les miennes paraissaient essentiellement différer, et dans le fond et surtout dans les termes.
AUTBES £CHIVAI]VS DU TROISIËHE SIÈCLE AV. J. C.
BHUHUS. — ARAIUS. — BUPHORIOlï DB CHALCIS. — HBRMÉSIAKAX , ETC.
Tandis que la poésie et la science brillaient d'un si vif éclat dans la patrie de Théocrite et d'Archimède, et que l'érudition alexandrine contrefaisait le talent et le génie, c'est à peine s'il restait çà et là, disséminés dans diverses contrées, quelques hommes dignes du nom de poètes ou de prosateurs.
Un certain Rhianus, Cretois, avait écrit plusieurs poèmes héroïques : une Hèracléidey des Thessaliques^ des Messénta" ques, etc. C'est à l'aide surtout des Messèniaquts de Rhianus, que Pausanias a écrit ses intéressants sinon authentiques récits des guerres de Hessénie. Il est probable que les Thessaliqties n'étaient, comme les Messèniaques^ qu'une sorte d'histoire en vers. VHéracléide devait ressembler à tous les poèmes du même nom, et appartenir à cette espèce d'épopée dont la vie entière d'un héros était le sujet, et qui péchait, comme le remarquent les anciens, par un vice fondamental, le défaut d'unité. Au reste, les vers qu'on cite de Rhianus ne sont pas de nature à nous faire bien vivement regretter la perte de ses ouvrages. Il n'y en a guère qui s'élèvent au-dessus du médiocre. Le fragment de vingt et un vers sur l'action de la Justice, ou plutôt sur les vengeances d'Até, serait une chose remarquable, si Rhianus avait vé-
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&UTBGS ÉCRIVAINS DU TROISIÈME SlECLE AV. J. C. 4$7
1 son sujet , de remarquer que Virgile faisait cas de ses ourrsges, puisqu'il parle, dans les BMoliques, de chants que ui-mëme composait àJa manière du poète de Cbalcis. Hais e rhéteur latin s'est privé de tire les vers d'Euphorion. Celle ecture n'iitail pas chose très-facile. Le poôte , qui était comntriote de Lycophron, semblait Avoir ambitionné, comme jycophrou , le surnom de ténébreux. L'espèce d'épopée où Snphorion avait raconté les traditions de l'Atlique ancienne >artageait, -arrec V-Alfxandra, l'honneur d'être impénétrable m vulgaire, et obscure même pour de consommés myUiooguee. n est probable que ce n'est point U ce qui valait à Suphorion l'estime de Virgile, et qu'il y avait, panui aw loêmes de diverges sortes, des productions un peumoins sa- *antes et un peu plus humaines; mais il est douteux qu'un lOëte épique aussi détestable que l'auteur des Mdangis (c'éait le titre de l'épopée d'Euphorion) ait été autre chose, dans lucun genre , qu'un auteur assez peu digue d'être imité.
n reste d'Hermésianax de Colophon un fragment d'élégie imonreuse qui n'est pas sans quelque valeur poétique, (l'est me revue spirituelle et piquante de tous les poètes et de tous es sages fameux, depuis Homère jusqu'à Philétas, qui l'étaient laissé subjuguer par l'amour.
Tels sont, avec le Chaldéen Bérose, qui avait écrit. en grec ne histoire de son pays d'après les monuments authentiques, les seuls noms un peu connus que fournisse. le catalogue littéraire de ce siècle, en dehors de ceux qui appa^ ^ennent k l'Atlique , b l'Egypte el à la Sicile. J'en ai passé sous silence un grand nombre; et je ne crois pas qu'on me saura mauvais gré de n'avoir rien dit , par exemple , de prétendus poëtes qui avaient imaginé des acrastiohes plus ou moine extraordinaires , ou qui arrangeaient la longuenr reiipective des vers d'un poëme de telle façon que l'ettieitible préseotàt la forme de quelque objet , d'un œuf, d'^me haeba, d'un autel , d'une paire d'ailes , d'une flàte dePan, etc. Ces KottlBea métriques n'ont rien de commun avec la poéais.