‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 25 sur 137 · nûuUf efaani XXII, Yen 334 et toivanu · texte numérisé non relu

nûuUf efaani XXII, Yen 334 et toivanu

6G CHAPITRE IV. g

t La plupart ont péri àdud les coupa impétuéUt déMiifft. ..^ « Mais celui qui àeul me restait, qui défendait la ville ëi v « nous-mêmes, voilà que tu Tas tué naguère, comme il com- . ■ c battait pour son pays ; tu as tué Hector ! C'est h cause de lui ^^ « que je viens en ce moment vers les vaisseaux des AchéenS, , « pour le racheter de tes mains ; et j'apporte une immetisé ^{^ « rançon. Hé bien! respecte les dieux, Achille, et aie pitié dé "^ < moi, au souvenir de ton père. Je suis plus k plaindre que ,^ « lui, car j'ai eu le cotirage de faire ce que n'a jamais fait uu ^' * autre mortel vivant Sur la terre : j'ai approché de ma bouché ,^ « la main de l'homme qui a tué mes enfants. »«

* Il dit ; et Achille, en songeant à son père, sent naître lé . ^ besoin de pleurer. Il prend par la main le vieillard, et l'é^ carte doucement de lui. Tous deux Se livrent à leurs souve^- ' nirs : Prîam regrette l*homicîde Hector, et pleure abondam- ^.'l ment, prosterné aux pieds d'Achille. Achille, à soti tour, ; j^leure sur son père, et parfois aussi sur Patrocle. Et leurt J^ gémissements remplissent les demeures *. *» "^

Voltaire a écrit quelque part : « Homère n'a jamais fait ré^ ^ , pandre de pleurs. Le vrai poÔté est, à ce qu'il me semble, ;, celui qui remue l'âme et qui l'attendrit; les autres sont de ^ beatix parleurs. * Il est vrai que Voltaire trouvait le discours de Priam très*imparfait, et qu'il a même refait en entier toute la scène entre Priam et Achille. Mais nous n'avons pas ^^ les mômes raisons que lui pour trouver ses corrections èx- '^\ cellentes, et nous li'en aVons aucune pour nous mentir à ,^ nous-mêmes en niant qu'Homère ait connu le palhé- ' tique. On cite des jugements ineptes, on ne les discute pas. On ne démontre pas par des raisonnements qu'Homère ^ est autre chose qu'un beau parleur^ et qu'il a fait répandre des larmes.

Je ne veux point quitter Achille sans transcrire un autre , passage, moins célébré que celui qu'on vient de lire, mais non moins caractéristique, et oii se révèlent déjà les plus nobles instincts de Tâme du héros.

« Cependant Antilochus aux pieds rapkies vient apporter

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