‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 4 sur 137 · CHAPITRE U -- PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

CHAPITRE U -- PRÉLIMINAIRES

d9 Patrocle» fils de Ménœtius *. • D'ailleurs, les eultesétrsa gers, eomme ceux de Dionysus ou Bacchus, et d'Aphrodit ou Vénus, ne dépouillèrent pas, en se naturalisant dans i HP Grécei toute leur barbarie première, malgré les légendes éU gantes appliquées par le génie grec à ces divinités transfor*"^^ mées. Enfin, dans le secret de quelques sanctuaires, il si,^^^ cultivait de hautes doctrines religi^ses, dont les lueurs per».^ çaient de temps en temps hors du cercle des initiés. ^c

Le premier mot de la philosophie spiritualiste, son premier-^ bégayement fut un cri d'énergique protestation contre l'an* thropomorphisme. Xénophane reproche sévèrement à Eo^ mère et à Hésiode d'avoir attribué aux dieux non-^seulement^^ les qualités et les vertus des hommes, mais môme des actes ^ notés ici-bas de honte et d'infamie, tels que le vol, Tadultèrd y^ et l'imposture. A entendre ce philosophe, si les boeufs et les '^.^ lions avaient des mains pour peindre et façonner des oeuvres ^ d'art comme font les hommes, ils représenteraient les dieux .^ avec des formes et des corps semblables aux leurs : les che« ^ vaux en feraient des chevaux, les bœufs en feraient des bœufs. -.^ Une étude plus approfondie de la religion réconcilia les phi« ',', losophes' avec les symboles. La philosophie ne dédaigna ^ même pas d'envelopper la vérité de voiles allégoriques. Les . mythes de Platon sont célèbres ; et elle est d'Aristote, cette J parole profonde : « L'ami de la science l'est en quelque sorte ' des mythes*.»

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