‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 42 sur 137 · POËMES CYCLIQUES · texte numérisé non relu

POËMES CYCLIQUES

khTkibatée; ou du moins il n'àrait eu d'autre prétention ^d'è(re son continuateur.

Parmi les poèmes dont les exploits d'Hercule avaient fearni la matière, il n'y en a guère qu'un seul dont Homère ail passé pour être l'auteur. Encore n'était-ce pas une Héra^ ddik complète , mais un simple épisode de la légende, inimlé la Prise d'Œchalie, Voici un passage de Strabon ^, où il est question de cette épopée : « Créophyle aussi était Samien. U araît donné, dit-on, Tfaospitalité datis le temps ï Homère , et avait reçu de lui en cadeau le poème de la hiu (fCEchnlie. Mais Callimaque , au contraire , montre dairement , dans une épigramme , que Créophyle l'avait o»nposé, et qu'on l'attribuait à Homèfi^ à cause de ses rebîions d'hospitalité avec Créophyle : Je suis Vœuvre du Ssmien qui jadis reçut dans sa maisan lé divin Homère. Je fmrt le^ maux qu'endurèrent Eurytits et la blonde lolée. On •Bunomme un écrit homérique t c'est là^ par Jupiter! un grand hmeur pour Créophyle, » Il ne reste, de la Prise d'Œchalié , fo'un seul vers , et qui n'est inême paè entier.

Je n'ai pas épuisé la liste des poèmes cycliques^. J'ai passé usas silence tous ceux dont le titre seul nous est connu, linsi la Phoranide ^ V Europie ^ les Corinthi^ues^ etc. Je me sois abstenu aussi d'énumérer les noms obscurs d'une foule de poètes, dont on ne sait riefi, siiion qu'ils ont vécu dans dés siècles assez rapprochés d'Homère et d'Hésiode, et qu'ils s'étaient essayés dans l'épopée. Qu'importe qu'il y ait eu un Chcrsias d'Orchomène, un Asius de Samos, ou tel autre personnage non moins ignoré ? houà n*avons pas même les tilres de leurs ouvrages.

La perte peu s'en faut complète des épopées cycliques n*cst peut-être pas un bien grand malheur. Il y a cependant telle de ces compositions, la T/iéfeaîdepar exemple, dont je ne saurais m'empêcher de regretter la disparition. C'est éfidemment à cette source antique qu'avaient puisé les poètes qui ont fait verser tant de larmes sur leâ infortunes d*(œdipe et dé ses enfants. Les autres poèmes cycliques

«. Lirre XIV, ïm»«© «38.

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