‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 43 sur 137 · ARCHILOQUE. — SIMONIDE D*AMORGOS. — LE MARGITÉS · texte numérisé non relu

ARCHILOQUE. — SIMONIDE D*AMORGOS. — LE MARGITÉS

Orlfflne de l'élégie.

Le mot élégie n'avait pas, chez les Grecs, le sens restreint que nous lui donnons. Il s'appliquait à des chants de nature infiniment diverse, et qui n'avaient de commun que le mètre dans lequel ils étaient écrits. Toute pièce de vers, quels qu'en fussent le sujet et la dimension, où le pentamètre alternait avec l'hexamètre, était une élégie. Le nom propre du pentamètre était E^eyoç, élége, comme ettoç était celui de Thexamètre. « Les vers accouplés de longueur inégale, dit Horace S servirent d'abord à l'expression de la plainte, puis à celle du contentement. Mais quel fut l'inventeur des courts éléges, c'est sur quoi les grammairiens disputent, et le procès est encore pendant. » Il est probable, en effet, qu'à l'or.igine, l'élégion, comme on disait, ou le vers double, le distique, comme on disait encore, avait été particulièrement employé dans des chants de douleur et des lamentations. Le mot élégie vient, selon les uns , de deux mots qui signifient dire hélas! 2à£y etv, et, selon les autres, du mot qui signifie pi/ié, ^£o;. Mais il ne reste rien des premiers essais de l'élégie; et les plus anciens monuments connus de la poésie élégiaque nous montrent déjà le pentamètre en possession de tous ses privilèges, et non point borné à l'expression de la plainte ou même à celle du contentement. Callinus et Tyrtée ne

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