Œdipe a Coltme^ fers 668 et BUiYâDlB
ment transformer en eupatride le filt légumes , comme ils ont anobli peut-ê deColone. On éleva d'abord Euripide p et il réussit dans les exercices du de son esprit ne tarda pas à rentraîn< études ; et le mépris qu'il professa dep la pire engeance du monde, selon lui ' des fléaux où la Grèce fût en proie , sei conservait pas une bien vive reconnaii ses premiers maîtres. Il s'adonmi k la | oratoire, puis à la philosopjiie. Prodici rent une influence décisive sur la tourn furent pour beaucoup dans cette subtilit cette rhétorique un peu vide qui dépai œuvres. Socrate , qui fut son ami , ne p de ses défauts poétiques; peut-*étre mém aa part à les invétérer, en discutant ave blêmes, et en lui dévoilant les secrets ironique.
Euripide débuta dès Tan 452 dans n*est que dix ans plus tard qu'il rempo fois le prix des tragédies nouvelle» i» **'
qu'en 442 , et même quelques années plus tard , l'ardionte éponyme exigeait encore la tétralogie. Par conséquent , il faut compter à Euripide plus de cinq pièces couronnées. Disons aussi qu'il a pu obtenir fréquemment la seconde place, et que ce n'était pas toujours un échec d'être relégué à la troisième : des représentations sul>séquentes pouvaient donner gain de cause au poète contre l'arrêt des juges, au moins dans l'estime des auditeurs. Mais quelquefois il arrivait que le peuple rejetait par ses clameurs une pièce nouvelle, avant d'en avoir vu la représentation entière; et la pièce ainsi honnie ne pouvait reparaître sur la scène qu'après des corrections et des remaniements plus ou moins considérables. Ce désagrément, que n'avaient éprouvé ni Eschyle ni Sophocle, on ne l'épargna point k Euripide : il fut forcé de refaire après coup plusieurs de ses tragédies. Sa réputation, néanmoins, alla tous les jours croissant; et, quand il se retira, deux ou trois ans avant sa mort, auprès d'Archélaûs, roi de Macédoine, les Athéniens le regrettèrent plus vivement peut-être que leurs pères n'avaient regretté Eschyle, quittant Athènes pour Syracuse et Gela. Archélaûs, qui renouvelait les nobles traditions des Hiéron et des Arcésilas, attirait à sa cour les poètes, les artistes et les philosophes, et préludait, par sa magnificence, à la future grandeur de 8on peuple et de sa maison.
C'est en Macédoine qu'Euripide mourut en 407, ou en 406, six mois environ avant que Sophocle mourût à Athènes. Quelques-uns content que les femmes macédoniennes, furieuses des outrages qu'Euripide, dans ses tragédies, avait vomis contre leur sexe, le déchirèrent de leurs mains, comme les bacchantes avaient jadis mis en pièces Orphée. Ce n'est là que l'exagération d'une triste réalité. Euripide , se promenant dans une campagne solitaire, fut déchiré, non point par des femmes, mais par des chiens. Les femmes avaient sans doute assez peu de tendresse pour le poète qui les a traitées souvent en juge sévère, presque en ennemi; mais, qu'elles lui aient fait subir le supplice dont l'avait menacé plaisamment Aristophane, et surtout que cet événement se soit passé en Macédoine, et qu'un vieillard étranger ait mi-
.^«« VIC9 Aineniens. ii se aispobaii, lutter au concours des tragédies nom YŒdipe à Colone. Le jour de la repri ses acteurs parussent sans couronne deuil, et pour faire hommage au grac
Le temps a beaucoup moins maltr ripide que celles de Sophocle et d'Es lui dix-huit tragédies complètes, de considérables fragments de la plupart drame satyrique. Je ne puis donner ic sonné des dix-huit tragédies , d'après gique , en indiquant la date précise chaque pièce, le titre et la nature du si
438. Alceste. Dévouement de la femn sent à mourir pour son époux , et qu vie. Alceste est la plus touchante des 1 il y a des scènes que Racine lui-même comparables.
431. Médée. Jalousie et désespoir d qui fait périr sa rivale, et qui égorg< Cette tragédie est un Hi»« -»—'
rence essentielle de VHippolyte d*Euripide et de la Phèdre de Racine. Chez le poète français , tout Tintërét est concentré sur réponse de Thésée; et il est même permis de trouver qu'Hippoljte, dans notre P/ièdre, est devenu un peu pluspftle que de raison.
(!) 427. Ion. Creuse, fille d*Érechtée roi d* Athènes, a eu un fils d* Apollon. L'enfant , exposé par elle , a été transporté à Delphes par Mercure. Xuthus épouse Creuse; et, n'ayant pas d'enfant, il adopte Ion , le fils même de sa femme, qui a été élevé par la Pythie, et que ni lui ni Creuse ne connaissent. Creuse prend le jeune homme en haine, s'imaginent qu'il est le fruit des amours de son époux avec quelque rivale préférée. Elle veut l'empoisonner; mais elle découvre bientôt son propre fils dans le fils adoptif de Xuthus. Il y a quelque analogie entre la situation du fils de Creuse et celle du petit Joas. Mais on ne saurait faire aucune comparaison entre le drame imparfait d'Euripide et cette Athdie qui est , peu s'en faut , la perfection même.
(?) 424. Hècube. Immolation de Polyxène sur le tombeau d'Achille, et vengeance que tire Hécube de Polymestor, meurtrier de Polydore son fils. Le défaut capital de cette tragédie, c'est que l'action manque d'unité, ou, si l'on veut, que le poète n'a point serré suffisamment le lien qui en unit les deux parties. Mais le pathétique y abonde , et jamais Euripide n'a été plus éloquent.
(?) 421. Les Héradides. Persécution des enfants d'Hercule par Eurysthée. Démophon, fils de Thésée, leur donne asile dans Athènes. Cette pièce offre un médiocre intérêt.
420. Andromaque. Hermione, pendant l'absence de Pyrrhus, veut faire périr Andromaque et son fils Molosse. Péiée, aïeul de Pyrrhus , les sauve des fureurs d'Hermione et de son père Ménélas. V Andromaque de Racine doit beaucoup ii Virgile, et diffère de celle d'Euripide bien plus encore que la Phèdre française ne diffère de VHippolyte porte-couronne.
418. Les Suppliantes. Thésée, touché par les supplications des mères de ces chefs argiens qui avaient péri sous les murs de Thèbes, réclame leurs corps , restés sans sépulture. Sur le refus des Thébains, il conquiert par la force des armes
i«i-même.
412. Electre. Même sujet que les YÈkctre de Sophocle. Mais Euripit terrible légende : il n'en à fait qu'a geois, dont les personnages ne sont même très-naturels.
412. Hélène. Hénélas retrouve en 1 faitement chaste et fidèle. Ce n*ëtai même , façonnée par Junon , et non table, que. Pftris avait séduite et% pièce, toute de fantaisie, est une de reproche qu'on a souvent fait à Euri] volontiers au goût du romanesque.
(?) 410. Iphigénie en Tauride. Ip Diane, reconnaît Oreste et Pylade, les sacrifier à la déesse, et elle s'e la Tauride. Cette tragédie est bien cédente. On admire avec raison les sœur, sans se connaître encore, qu'ils ont de plus cher au monde, la reconnaissance , une des plus be ait au théâtre.