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y est trop gâté par la profusion de Tesprit et Fabus de la rhétorique.
(!) 40B. Les Phéniciennes. Même sujet que les Sept contre Thèbes d*Eschyle. Le nom de la pièce vient de ce que le chœur est composé de femmes phéniciennes, qui se sont arrêtées à Thèbes , en se rendant à Delphes pour y être consacrées au culte d*ApoUon. Les caractères des deux frères sont heureusement tracés, et Tentrevue d*Ëtéocle et de Polynice est une seène très*helle et du plus grand efifet.
(?) 408. Hercvie fwrieux- Hercule , k son retour des enfers, se dtfait de Lycus, qui s*était emparé de la royauté dans Thèbes. Junon frappe le héros de démence : il tue sa femme et ses fils; puis, revenu k lui-même, il veut quitter la vie. Thésée le console et Temmène à Athènes , où il expiera ses crimes involontaires. Il y a dans cette pièce, comme dans Bécubej duplicité d'action; mais ce défaut n*est pas toujours racheté par des qualités éminentes.
Après la mort d*Euripide, probablement en 406, on représenta trois tragédies que le poète avait composées ou achevées pendant son séjour en Macédoine. Une de ces tragédies, intitulée Alcméony n'existe plus; mais nous possédons les deux autres , qui sont les Bacchantes et Iphigénie à AuKs. Ces deux tragédies sont, avec MédéCy ce qu'Euripide nous a laissé de plus parfait. La dernière est de tout point unchef-d'oeuvre, et je ne sais si Racine est parvenu à l'égaler en l'imitant : je sais du moins qu'il y a telle scène de l'original que Racine n'a pas osé reproduire; et tout ce que son génie a ajouté aux inventions d'Euripide est bien loin, selon moi, de compenser l'absence de ce petit Oreste qui implorait pitié pour sa sœur en tendant ses bras vers Agamemnon. Le sujet des Bacchantes est un de ceux que traitaient de préférence les premiers tragiques. C'est la mort terrible de Penthée, mis en pièces par les ménades, pour s'être opposé à l'établissement du culte de Bacchus en Grèce. Celui àlphigénie à AyUs n'a pas besoin d'être indiqué. Je remarquerai seulement que Diane enlève la victime, et qu'elle substitue une biche à la place de la fille d'Agamemnon. Aucune des tragédies que je viens d'énumérer n'appartient
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plus mal parti des aventures contées de V Iliade^ et de mieux défigurer les gr par Homère.
Le Cyclope^ dont on ignore égalemei vaut infiniment mieux dans son genre q sien , mérite de nous arrêter un instant, de tous les drames satyriques qui nous a
C'est Taventure d'Ulysse dans la cavt Mais Euripide a égayé la légende foura chant de YOdyssée^ en y introduisant l'éM à tout drame satyrique, à savoir les satyn Silène leur père, sont tombés entre les m tandis qu'ils couraient sur les mers à h chus, qu'avaient enlevé des pirates. Pol} esclaves : ils sont occupés à paître ses tenir en ordre son habitation ; et l'on v pièce, le vieux Silène, armé d'un ràteai tant à nettoyer l'antre ou plutôt l'étable aidé de ses compagnons, les délivre de les mêmes moyens dont il r« ««-^ j--- ••
tout an tonneau. — De lait de brebis ou de vache, ou de lait mélangé? — A ton choix; seulement ne m'avale pas moimême. — Je n*ai garde; vous me feriez périr, une fois dans mon ventre, par vos sauts et vos gambades ^ » Un peu plus tard, dans ses réponses au fils de Laêrte, qui demande la ne pour lui et les siens, il expose avec une verve bouffonne les principes de sa philosophie d'anthropophage, et il va jusqu'à l'impiété et à l'ordure, quand il se compare à Jupiter, et qu'il exprime à sa manière l'estime qu'il fait du bruit de la foudre. Mais, après qu'il a bu, il se déride tout à fait ; et le terrible personnage dépasse de beaucoup les bornes de cette plaisanterie décente que permettait, suivant Horace, la gaieté du drame satyrique.
Silène, voleur, ivrogne et menteur, au demeurant anm- 8ant compagnon , et qui se signale , pendant le festin du cydope, par plus d'une espièglerie, n'est pas dessiné non plus conformément au type quelque peu sévère que préfère Horace , et qu'avaient sans doute réalisé Sophocle ou Eschyle.
Les satyres n'ont pas les défauts de leur père; ils en ont nn autre, qui n'est pas fort noble non plus, mais qui les rend plus divertissants encore que Silène : ils sont poltrons à merveille. Il faut les voir et les entendre, au moment décisif, après qu'ils ont promis à Ulysse de le seconder dans son entreprise, quand le tison est prêt, et qu'Ulysse les appelle à l'œuvre.
« Ultsse. Silence, au nom des dieux, satyres; ne bougez; fermez bien votre bouche. Je défends qu'on souffle , ou qu'on cligne de l'œil , ou qu'on crache ; gardons d'éveiller le monstre, jusqu'à ce que le feu ait eu raison de l'œil du cyclope. l£ CHOEUR. Nous faisons silence, et nous renfonçons notre haleine dans nos gosiers. Ultsse. Allons, maintenant, entrez dans la caverne, et mettez la main au tison : il est bien et dûment enflammé. Le choeur. Est-ce que tu ne régleras pas quels sont ceux qui doivent saisir les premiers la poutre brûlante et crever l'œil du cyclope? Car nous voulons avoir