‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 81 sur 137 · Art poéiiquêy Ten 06 et BuiYanls · texte numérisé non relu

Art poéiiquêy Ten 06 et BuiYanls

uovuuer tiunpiae aux aieuz intei la ciguë.

Dans tout ce qui précède, je n les caractères généraux des tragéd d'ajouter que plusieurs sont de vr complètement exempts des défauts brillent dans tout leur éclat les ve Ainsi Médée, ainsi surtout les Bacc lis. Ces belles compositions n*ont ] pour la conception de Tensemble , parties, et pour la tenue des prii pour Tunité et la force de Timpressi veilles du théâtre antique. Seuleme les embrase pas , et la vie héroïque des teintes de la vie commune. A c mot qu'on prête à Sophocle : « Euri tels qu'ils sont. »

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Le style d'Euripide dans le dialog de la prose que par le choix exquis et par leurs combinaisons métrique c'est avec une extràt**^ ^-^

ainsi dire, les plus fugitives nuances. ■ Euripide, dît l'abbé Barthélémy d'après les anciens , ne retint presque aucune des expressions spfcialement consacrées à la poésie; mais il sut tellement choisir et employer celles du langage ordinaire, que, BOUS leur heureuse combinaison , la faiblesse de la pensée semble disparaître, et le mot le plus commun s'ennoblir. ■ Voilà pourquoi U lecture des tragédies d'Euripide n'offre aucune de ces difficultés qu'on rencontre & cbaque pas à traYera la diction de Sophocle et surtout d'Eschyle. Je ne regrette pas qu'Eschyle et Sophocle soient ce qu'ils sont; mais je regrette bien moins encore qu'Euripide soit Euripide, et qu'il n'ait pas tenté, contre nature, d'écrire à la façon de Sophocle ou d'Eschyle. Les chants de ses chœurs sont dans le dialecte de la grande poésie lyrique ; mais Eunpide s'y retrouTO encore : si l'inspiration est plus élevée, si le ton est plus poétique , si la phrase prend un tour plus ample et plus majestueux, la pensée se révèle, au travers des mots, presque aussi claire et aussi aisée à comprendre que dans le dialogue. Les poètes de la nouvelle Comédie ne s'aehamërent point, comme ceux de l'ancienne, sur les vices réels ou supposés du style d'Euripide. Ménandre, par exemple , professait pour le poète une admiration sans bornes. ■ C'est lui qu'il prit pour modèle, dit Quintilien , malgré la différence des genres.! C'est le style d'Euripide , ce sont ses formes poétiques, c'est sa diction même, qui se montrent, en efiet, dans tout ce qui nous reste des œuvres de Ménandre et de se& émules.

]e finirai ce chapitre par quelques anecdotes qui donneront une idée de la réputation extraordinaire dont jouit Euripide, et pendant sa vis et après sa mort, et des merveilleux effets que produisaient ses poésies , non-seulement sur les bnes des Athéniens , mais sur celles de tous les peuples grecs et même des barbares grécisés.

Les soldats de l'armée de Nicias qui avalent été faits prisonniers par les Siciliens furent enfermés dans lQftCKR'\^\%V

Aussi dit-on qu'alors beaucoup de c 0t sauft allèrent, en rentrant dans k pide avec reconnaissance, et lui n «vaient été affranchis pour avoir apj qu'ils se rappelaient de ses poèmes errant après le combat, ils avaient re pour avoir chanté ses vers. » A ce pro] encore qu'un vaisseau de Gaunus en G corsaires, et à qui on avait d* abord re de la Sicile, y fut admis après qu'on qui le montaient s'ils savaient quelque qu'ils eurent répondu k la satisfaction VÈlectre n'est pas, à beaucoup pi pièces d'Euripide. La fable est roma blable, les caractères manquent de di tourne quelquefois presque au comit Ainsi, la façon plus ou moins heureus les ChoéphoreSy avait ménagé la recon:

de sa sœur, est indirectement l'objet, • pide, d'une critique vive et spirituelle, et qui n'est guère à sa place. Gette mé( core une tragédie d'Euripide : il y a du

L premier chœur de Y Electre d'Euripide: 0 fille d'Àgamem" iiyjesuis ventre vers ta demeuré rustiqus..,. A ce moment^ is les convives se trouvèrent attendris; et ils virent tout qu'il y aurait d'horrible à détruire une ville si célèbre, et li avait produit de si grands hommes.»

Les Arsacides, tout Parthes qu'ils étaient, mettaient leur mité à suivre les exemples des rois descendus des succesurs d'Alexandre. Us avaient des acteurs grecs à leur cour, ils faisaient leurs délices des tragédies d'Euripide. Le ur où l'on apporta à Hy rodés la tête de Crassus, on jouait ivant lui les Bacchantes. L'acteur Jason de Tralles saisit tte hideuse dépouille ; et, comme la bacchante qui porte la te de Penthée, il chanta avec un enthousiasme frénétique: Nous apportons des montagnes ce cerf qui vient d'âtre é; nous allons au palais; applaudissez à notre diasse^» Lucien, dans plus d'un passage, se moque de ce qu'il nnme l'euripidomanie. Il en accuse et le philosophe Mé^ ppe, et Jupiter, le maître des dieux, et lui-même, Lucien^ ut le premier. Il conte même assez sérieusement une fort aisante histoire^ arrivée, selon lui , du temps de Lysima* itts\ Un artiste de talent avait joué à Abdère VÀndromèdt Euripide, tragédie qui n'existe plus. Depuis lors, et pendant usieurs mois, jusqu'au retour de l'hiver, on vit les Abdétains se promener par la ville, gesticulant comme l'artiste mt l'enthousiasme avait fasciné leur imagination, et décla* ant à l'envi : « 0 amour, tyran des hommes et des dieux ! • W. Schlegel, qui a épuisé, peu s'en faut , contre Earide, tous les traits d'une critique aussi savante que rude et issionnée , est bien forcé de convenir lui-même que nul )ete n'a été doué d'un esprit plus fécond en ressources, ni os merveilleusement adroit dans tous les exercices intel* ctuels, ni plus distingué par une foule de qualités aimables brillantes. Il rend justice à cette heureuse facilité et à oe larme séduisant qui n'abandonnent jamais Euripide ^ lème dans ses plus condamnables écarts.

4. BacckoMtes, TCTt 4468. Mais le texte dePluUrqae, dam la FU de rassus, diffère légèrement de celui dea éditions d'Euripide.

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