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ce culte des reliques, la construction de tours, qui pourrait remonter aux Topos (stupa) devant leur origine à ce culte, puis l’institution claustrale, l’usage des cloches, des rosaires (1), et plusieurs autres particularités présentent avec le rit chrétien des ressemblances si singulières que l’on ne peut pas absolument repousser cette question, à savoir si ce dernier rit n’est pas celui qui a fait des emprunts à l’autre, surtout quand on sait que les missionnaires buddhistes se sont avancés d’assez bonne heure, peut-être déjà dans les deux premiers siècles avant notre ère, dans les contrées occidentales jusqu’en Asie- Mineure. Il est vrai de dire que c’est une question complètement ouverte à la discussion et qui a besoin d’examen.
La troisième section des écrits sacrés buddhiques, r Abhidharmapitakam, renferme des recherches philosophiques, particulièrement métaphysiques. 11 est difficile d’admettre, que Buddha n’a pas compris le fond philosophique de sa doctrine, et qu’il se soit simplement contenté de la recevoir de ses prédécesseurs, de sorte que
cette hypothèse, que Buddha Amitabha, qui est toujours placé dans la .contrée occidentale Sukhavatl,est peut-être le même qu’ Amyntas, nommé sur lesmonnaies Amita : de plus dans le nom Basil! (Schmidt Dsanglun p. 331) il cherche le mot — La légende sur l’origine occidentale des Çâkyas a été peut être inventée pour flatter Kanishka, comme je l’ai indiqué plus haut (p. Û09 ).
(1) Les Brahmanes du reste l’ont adopté plus tard.
LITTERATURE SANSCRITE
le courage et l’énergie, qui étaient nécessaires pour l’annoncer ouvertement (1), seraient son seul mérite : il paraît certain, toutefois, qu’il ne tenait pas à répandre un système philosophique, mais que tous ses efforts avaient un but uniquement pratique, et tendaient à provoquer des actes et des sentiments vertueux. Ce qui s’accorde avec cette opinion, c’est que, tandis que les buddhistes prétendent que Buddha lui-même est l’auteur du Sûtra et du Vinaya-pitakam, ils commencent par avouer au contraire que l’ Abhidharma-pitakam est l’œuvre de ses disciples. Selon Burnouf, en effet, la doctrine de r Abhidarma est un développement plus étendu ou une continuation des idées présentées çà et là dans les Sûtras, et les écrits en question, il est vrai, n’ajoutent souvent que quelques mots aux pensées des Sûtras: «toutefois, dit-il, il se trouve certainement entre les deux ouvrages un intervalle de plusieurs siècles, et cette différence, qui sépare une doctrine encore à ses débuts, d’une philosophie, qui a atteint son plus grand développement (2). » Dans le Brahmasûtram de Bâdarâyana on combat
(1) Ce courage Indique qu’il était guerrier de naissance.
(2) Il me semble douteux au plus haut point qu'après ces paroles de Burnouf, loc. cit page 522, l'opinion de Lassen ( U, A58) puisse se soutenir, à savoir que c bien que dans la collection, qui porte le nom d’Abhldharma, il y ait des écrits de différents temps, ils doivent cependant être placés tous à l'époque antérieure au troisième synode », et de plus il sépare expressément par là le troisième synode ( 2û5 av. J.-C.) du quatrième sous Kanishka.
SECONDE PERIODE
plusieurs doctrines, qui, d’après le témoignage de Çankara, appartiennent à deux écoles différentes de la philosophie buddhique, et ces deux dernières écoles, ainsi que les deux autres peut-être qui les touchent, appartiennent déjà à la période précédant la composition de ce Brahmasûtram. — Du reste, on ne peut pas encore distinguer avec une complète certitude les doctrines en question elles-mêmes, et leur affinité, sans doute incontestable, avec les doctrines du système Sânkhya est encore entourée d’une assez grande obscurité : Mais ce qui du moins est clair sur ce point, c’est que bien que Buddha lui-même se trouvât dans un accord complet avec les doctrines de K apila existant alors (1) , ses propres sectateurs les arrangèrent à leur manière, de même que les sectateurs de Kapila suivirent leur voie particulière, et qu’ enfin naquit le système Sânkhya, sous la forme actuelle et avec ce nom, mais différant dans les points essentiels de la philosophie buddhique. (2) — Aux cpiatre écoles qu’avaient formées ces derniers, comme nous l’avons vu plus haut, déjà à une époque assez ancienne, sont
(1) S’il pouvait être réellement identifié avec Çàkàyanya dans laMaitrâyana-Upanishad (v. p. 184), nous y trouverions sur ce point un témoignage assez direct.
(2) Je doute maintenant que les vers 9-14 de l’Içopanishad doiventêtre, comme le veut le commentateur, rapportés spécialement aux buddliistes, ainsi que je l’ai admis Ind. Stud. I, 298. 299 : il se pourrait même que la polémique dans ce passage fût dirigée en général contre les opinions Sânkhya.
LIÏÏÉKATURE SANSatlTE.
venues plus tard se joindre quatre autres écoles, ou plutôt elles ont pris leur place, mais les doctrines de ces écoles ne sont pas encore exposées avec une certitude suffisante. — De plus, la question de savoir si les idées buddhiques n’ont pas exercé peut-être une influence directe (1) sur le développement des doctrines gnostiques, et en particulier de Basilide, de Valentinien, de Bardesane, comme de Manés, doit être provisoirement regardée comme entièrement insoluble, et elle se rattache très étroitement à la question de l’influence à attribuer aux systèmes philosophiques de l’Inde en général sur la formation de ces doctrines: elle fut surtout favorisée par Alexandrie; les missionnaires buddhistes, au contraire, venaient sans doute le plus souvent du Penjab par la Perse.
Du reste, avec les trois Pitakas les manuscrits buddhiques en sanscrit venus du Népâl contiennent encore d’autres ouvrages, ainsi un grand nombre de commentaires et d’explications sur ces livres, dont les auteurs sont pour la plupart nommés, d’autre part une classe toute spéciale d’écrits, appelés Tantras, qui passent pour tout particulièrement sacrés, et qui du reste sont tout à fait au même niveau que les ouvrages brahmaniques du même nom : ils contiennent des invocations à différents Buddhâs et Bodhisattvâs, ainsi qu’à leurs Çaktis, épouses, avec un mélange bigarré de divi-
(1) V. F. Nève, l'Antiquité chrétienne en Orient p. 90. Louvain
SECONDE PERIODE
nités Çivaïstes ; à cela se rattachent des prières plus ou moins longues adressées à ces divinités, de même que des instructions sur la manière de tracer les diagrammes mystiques et les cercles magiques, qui assurent leur bienveillance et leur protection.
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TABLE ANALYTIQUE
INTRODUCTION
Naissance de l’étude du sanscrit en Europe. — W.
Jones. — J. Wilkins. — H. Colebrooke. — H. Wilson. — Çakuntalâ. — F. Schlegel. — W.
deSchlegel. — F. Bopp. — Lassen. — lesVédas. — F. Rosen. — E. Burnouf. 1-6
Résultats des études indiennes sur l’histoire primitive des races indo-européennes. — Rapport entre les langues. 6-9
'fableau de l’époque primitive. — Idées d’un premier Manu et d’un déluge communes aux Ariens et aux Sémites. 9-12
Berceau du genre humain que quittent successivement les Celtes, les Pélasges, les Germano- Slaves. 12-13
Résultats des études indiennes sur l’époque arienne.
TABLE ANALYTIQUE
— Emploi du sanscrit pour déchiffrer les carac-
tères cunéiformes dePersépolis. — Séparation des Persans et des Indiens. — Différences des idées religieuses chez les deux peuples. 13-15
Départ des Ariens. — Leur voyage à travers l’Inde.
— Leur long séjour sur les bords de la Saras-
vatî. — Leur immigration le long de la Yamunà et du Gange. — Leur établissement dans l’Inde. 15-19
Vie domestique et politique des Ariens. — Tableau que présentent les hymnes des Védas. — Importance acquise par les dépositaires de ces hymnes.
— Familles de prêtres. — Brahmanes. — Origine des Castes. 19-’25
Développement des idées religieuses. — Dieux du ciel, de l’air, de la terre. — le Brahman. — Ascétisme. — Métempsycose. — Création de la mythologie. — Corruption des mœurs. 26-29
Buddhisme. — Prédication deBuddha. — Caractère de sa doctrine. — Son heureuse influence.
— Édits de Piyadasi. — Origine de la langue
Samskritâ. 29-34
De l’expédition d’ Alexandre. — Influence grecque. — Influence du christianisme. — Rapports entre le christianisme et le buddhisme. 34-37
Conquérants de l’Inde. — Grecs. — Arabes.
— Tartares. — Mongols. — Européens. 37-40
Littérature. — Védas. — Bràhmaiias. —
TABLE ANALYTIQUE
Sûtras. — Grammaire. — Philosophie. - Sciences. — Poésie. — Des Textes. — Diffi culté de leur conservation.
De l’époque du Mahàbhârata.
EXPOSITION
Sur l’ancienneté de la littérature indienne. — Ère lyrique. — Ère épique. — Inde brahmanique à l’époque de Mégasthène. — Arguments géographiques. 61-55
Aiguments intrinsèques. — Développement religieux. — Origine et classification des dieux.
Le Brahman. 55-57
Absence de données chronologiques. — Période védique. — Période sanscrite. 57-59