‹ Histoire de la litterature italienneChapitre 1 sur 169 · RDE DES ÉCOLES · texte numérisé non relu

RDE DES ÉCOLES

PRÉFACE

Résumer- en un volume l’histoire de la plus

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riche littérature qu’aient vue les temps modernes

est une œuvre ingrate, et nous lu jugions.presque impossible avant de l’avoir conduite de notre mieux à safin* Mais il-nous semblait que, si l’on y pouvait parvenir, on prendrait une place vide et que l’entreprise avait son utilité.

Si l’on ne veut pas, pour étudier la littérature italienne, recourir aux auteurs italiens qui en ont écrit l’histoire dans leur propre langue , on ne trouve, en France, que des ouvrages incomplets.’ Les neuf volumes de Ginguené ne nous conduisent qu’aux dernières années du seizième siècle; les quatre de Salfi, fastidieux continuateur de cet excellent ouvrage, n’embrassent que le dix-septième siècle, c’est-à-dirè une époque de décadence, et "pour le dix-huitième nous sommes réduits aux jiages peu nombreuses où Sismondi parle de ses comtemporains avec une capricieuse partialité. Il passe les uns sous silence, il s’étend outre mesure

PRÉFACE

sur lesaulres, et les développements qu’il consacre dans le même ouvrage [De la littérature du midi de aux époques antérieures, manquent également d’ordre-et de proportion. Quant aux cinquante premières années du dix-neuvième siècle, si remarquables par le mouvement littéraire, aujourd’hui terminé, auquel donna lieu la querelle des romantiques et des classiques, c’est un sujet qu’aucun historien des lettres italiennes n’a encore abordé. 11 nous manque un modeste mais substantiel précis qui enibrasse toutes les périodes, s’arrête discrètement aux grands auteurs, se borne à indiquer les médiocres, et, en donnant une idée de cette vaste matière, inspire le désir de la connaître plus à fond. Rendre ce service à la jeunesse studieuse et satisfaire dans une certaine mesure la curiosité des gens de peu de loisir : voilà toute la prétention du livre que j’offre au public.

On comprend assez que j’ai dû faire des sacrifices pour ne pas dépasser les étroites limites où je voulais me tenir. Au lieu d’aborder, comme font Tiraboschi et Ginguené, l’histoire littéraire de l’Italie, c'est-à-dire le tableau de toutes les connaissances humaines dans une nation, lettres latines et lettres grecques, droit civil et droit canon, médecine, sciences, beaux-arts, il a fallu me borner à la lit-

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