PRÉFACE. , ■ .VII
térature italienne proprement dite, dont le pre-
mier joûr est celui où les peuples italiens ont été eu possession d’une langue. Cle sont les langues, en effet, et non les contins géographiques, qui constituent les littératures. On-a beau dire que l’antique idiome des Latins est le fond de celui que parlent ^
“ leurs descendants au nord et au midi des Alpes, le génie moderne, en modifiant les pensées, eu transformant le style, a creusé un abîme entre les pères
et les enfants. En outre, s’il est vrai, comme on l’assure,"^ que certains patois fussent déjà nés en Italie, à l’époque où la larigue latine y régnait en^
^ core, ils n’ont produit aucun ouvrage qui ait mérité
de parvenir jusqu’à nous;^
C’est donc au quatorzième siècle, ou tout au plus vers la fin du ''treizième, que doit commencer cette histoire. Je regrette de n’y pouvoir introduire qu’à de rares intervalles l’indication des événements politiques, 'si étroitement liés, d’ordinaire, au progrès et à la décadence des lettres: mais l’étude des - ouvrages do l’esprit suppose une connaissance première des actions humaines, et il sera toujours ‘ facile de se" remettre successivement eu mémoire celles qu’on aurait oubliées, puisque, pour l’histoire littéraire comme pour rhisloire politique, on suit généralement celle division par siècles dont la