‹ Histoire de la littérature latine au temps d'Auguste (volume 2)Chapitre 42 sur 46 · SUITE DU LIVRK QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SUITE DU LIVRK QUATRIÈME

CHAPITRE IV. — Ovide. Sa vie avec la chronologie de ses œuvres. Poèmes perdus. Poèmes qui lui ont été attribués à tort ou contestables 1

I. — Sa naissanco et ses premières anoées ; il vieot à Rome avec son frère, y fait ses études de grammaire et de rhétorique ; un voyage en Grèce, en Asie et en Sicile complète son instruction, (p. 2) — 11. A la mort de sou frère, pour obéir à ses parents, il entre dans la carrière des magistratures, mais il l'abandonne bientôt. Son caractère et ses succès dans le monde élégant. Ses mariages. 11 est favorisé du sort pendant longtemps. A partir de la composition des Amours et des Hérotdes sa réputation de poète est établie. Ses nombreux amis. Il compose ensuite les Cosmétiques {medicamenta faciei), VArt d'aimer, les Remèdes d'amour: ces deux derniers ouvrages confirment sa gloire, mais ils mécontentent Fempereur. Les grands poèmes les Métamorphoses et les Fastes, qu'il entreprend alors sur des sujets de nature à satisfaire» Auguste, ne répondent pas non plus aux intentions du réformateur des mœurs, et c'est au moment où le poète se félicite de sa célébrité et du bonheur de sa vie qu'un ordre subit le relègue loin de Rome (p. 12). — III. Rigueur de cette relégation. Cause donnée et causes supposées de ce terrible châtiment. Son désespoir. Ses lettres d'exil qui forment neuf livres: les Tristes et les Pontiques, Son poème Ibis dirigé contre un calomniateur qui cherchait à rendre sa situation plus mauvaise encore. La mort d'Auguste et l'avènement de Tibère ne changent rien à ses maux. Il s'efforce de tuer le temps en revisant les Fastes, en composant les Halieutiques, en écrivant même un poème en langue gète. Sa mort.

776 TAHIX bES XATIÊBES.

âoa tptuphf IP-&I- — IV. Bcascoaf d'noitm 4c l«i wwt Mlitrt ft prr4«n k poiac o lugw! gte : ■•> Ingntie de Médcc : linv contre iM Bras'ii* poètes; pocwc sar le trioapbe 4c Tibcn lainquenrdr* lll>rtont; chaattaBcbrc lar tesort d'Aagntc; cfiibaUse pour In Boca 4< F«blM taiian* ; ehaat ci l'hosacardc BhmIs; tinrc dVfiigmDOM* ; poème didactlqoe sir le* Pkcoonéan ip.33i. — V. (Xu>r« pcrdon ca partie tcaleneal et iloBt aoita iToa* de loag* tnfmtntt : I* Metlicameata faciei. Bajcl du poème. euBea do In^tneat ; if Halieuticvn, ■Bibeotieitè du IrapiDenl, awUèrc da poème ip. 3H|. — VI. Œairc* altribBéca à Onde et qDÎ ac soat cer- Uiaemeul pu de loi. D'aolrea qaoiqoe icrieoteaieol coalesléea, pf aieol éui de loi ; !• Priapeia ; !• Consolation d Lieit tur ta mort de tirunu» fon flU,tamtn it eepoèaie de 474<er>; > A'uz (Le 'Soytt\. elé^ de Ill3 *eri, aaaljtM et apprieialioa (p. 42).

CHAPiriiK V, — Examen des œuvres d'Ovide. Œuvre» erotiques

I. I^f Amour» (Amorum Libri Iret]. Traitil d'éltmïBatloB opéré par Ovtde dan* la deroière de* deai édilioa* qu'il donna de cet auvriu(P, la wale en notre poMeMlon. (jn'était-ee que CorInM, l'hèrDîne de non roman d'anioorT (p. 5Î). — II. Analyse des quinie pièces clu premier livre, le pluS eorlonlcD des trois (p. 57). ~ III. Examen lie» dii-ncuf compositions du denxiérne livre, dont une est contentable (p. 63). — IV. Le troliiéme livre composé d'autant de morceaui que le premier (p. 71). — V. Apprêdstlon de l'ensemble, suivie de quelques mots sur la qaestioa de la science rythmique très compliquée qu'on y a supposée (p. SUj. — VI. Les Héroides. Quel en fui N l'origine letitre latin T Ovide est-il llnvenleur de ce genre de poème ou Taut-il en attribuer l'invention â Properce ? (p. 90). — VII. Sujets ei ordre des développementi des \iagl et une compositions que comprend le recueil (p. 911). — VIII. Discuisions qui te sont élevées sur l'authenticité d'un grand nombre d'entre elles, principalement de la lettre de Sapbo et de celles d'Acontius et de Cydippe, Sources auiquelles Ovide a puisé. Son infériorité dans ses Imllatlans île Virgile. Détauts et qualités de l'muvre (p. 113), — IX. L'art d'aimer {Am amatoria). Remarque sur le litre latin rt sur notre manière de le traduire. Innovation du sujet. Analyse de chacun des trois livres (p. 199). — X. Beaucoup plus de qualités et beaucoup moins de déCsuis dans ce poème que dsns tes HéroCdes. Imitalions qui en ont été (aites dans notre litlèrsture. Immense succès quil obtint imniédlBtement à Raine ; reproches qu'il suscita à son auteur (p. m). — XI. Remédeê d'amour {Remédia amorU). Analyse et appréciation île cet ouvrage qui n'est ouMemenl, comme le titre pourrait le (aire supposer, une rérulation du précédent. Occasion qu'en tire le poils pour repondre à ses censeurs (p. 149).

CHAPITRE VI. — Suite de l'examen des œuvres d'Ovide. Les Métamorphoses et les Fastes 155

1. Les Métamorphoses. Envergure et nouveauté du sujet (p. 155).

— 11. Développement de chacun des quinze livres du poéine (p. 159).

— 111. Appréciation. Efforts faits pour relier entre eux tous les récits- Remarque sur l'ordre chronologique des événements. Anachronisme portant sur les mœurs des personnages. Part d'invention du poète même dans les imitations les plus accentuées. Promptitude de son esprit à saisir et à créer les analogies dans Texplication des métamorphoses pour donner toujours de la variété à des dénoûments toujours les mêmes. Emploi qu'il Tait de la comparaison et de la personnification. Son grand talent de description. LHilité des discours et des monologues introduits dans sa narration. Flexibilité d'imagination et de style qui lui permet d'adapter les tons et les couleurs aux scènes les plus diverses. Importance et mérite de son œuvre malgré les défauts qu'on y relève (p. 185). — IV. Les Fctstes. Motifs qui le portèrent à écrire cet ouvrage. Sources auxquelles il put puiser. Pourquoi il ne l'acheva pas et pourquoi il le dédia à Gcrmanicus (p. 309). — V. Analyse des six livres (p. 214). —VI. Emploi fâcheux qui y est fait du distique élégiaquc. Ce qui manquait à Ovide pour donner à l'œuvre l'animation et toute la grandeur qu'elle curo portait. Elle a toutefois des qualités littéraires incontestables. Elle a aussi pour nous une grande valeur archéologique. Éloges que lui ont décernés des critiques réputés. Imitations qu'en ont tirées plusieurs poètes français (p. !228).

CHAPITRE VII. — Fin de Texamen des œuvres d'Ovide. Les Tristes, les Pontiques et Ibis 238

1. — Lbs Tristbs. Sujets des onze pièces du premier livre. Plaidoyer qui forme le livre 11. Les trois autres livres. Distinction à ét4d>lir entre les deux premiers, qui ont des sujets spéciaux, et les trois derniers, dont lar monotonie est rendue sensible par le retour continu de trois ou quatre thèmes (p. 238). — II. Les Pontioubs, recueil de lettres dont le but, les moyens et le ton restent ceux des trois derniers livres des Tristes. Elles en difTérent par la citation des noms de ceux à qui elles sont adressées. Au nombre de quarantesix elles forment quatre livres qui nous présentent nommément vingt- trois personnages. Sujets de toutes ces lettres. Ensemble inférieur à celui des Tristes par une monotonie encore plus sensible, un manque plus fréquent de réelle émotion, des incorrections et des négligences plus nombreuses, une flatterie do plus en plus humble. Défaut absolu de dignité dans le malheur (p. S53j. — III. Pour relever Ovide comme homme dans notre estime, il faut nous souvenir

de sa bonté et de la doiieeur de son caractère. Une seule fois il s^en départit ; son poème é*Ibi8, imité de ri6i<de Gallimaqoe (p.267).— iV. Conclusion générale avec remarques sur la langue et la vcrsificaUon (p. 271).

CHAPITRE VIII. — Poètes divers dont il ne reste rien ou presque rien 285

I. PoÉsii légAki. Dans le cadre des différents genres de cette poésie rentrent, à côté de personnages comme Auguste^ Mécène, Asiniua Pollion, Coroinua Messala et Seroius Sulpiciusy un grand nombre de poètes : les uns à peine connus, Proculus ; Capella; Aljlu8 Flaous; d'autres qui le sont un peu plus, Cordas ; Anser ; Julius Florus ; Bossus ; hfontanus; Aulus Sabinus; et quelques auteurs dont il sera parlé à propos de leurs autres poèmes soit épiques, soit dramatiques. Trois noms surtout attirent Tattention (p. 286).— II. Cctssias de Parme est le premier en date. Sa vie et sa mort. Ses élégies et ses épigrammes. Examen des trois épigrammes conservées par Suétone et mises sous son nom. Il composa aussi des tragédies (p. 2%). — III. C. Valgius Rufus avait acquis quelque réputation par ses ouvrages en prose ; mais son traité De herbarum oiribus était peut-être un poème didactique ; sa renommée cependant tient surtout à ses épigrammes, ses élégies et ses églogues dont il ne reste que quelques fragments très brefs (p. 304). — IV. Domitius Marsus, auteur de traités en prose, d^une épopée, Amoutonis, ci de Fabellsp,d\ii sa célébrité principalement à ses épigrammes. Il nous reste de lui quelques fragments, une épigramme contre Bavius, ami de Mœvius, et une épitapbe de Tibullo. Un mot incidemment des deux poètes Baoius et MsBoius (p. 307). — V. PoésiB DKAMATiQUB. loflucnce déplorable exercée sur le théâtre par les mœurs et les goûts du public. Transformation qtt*amène dans Tart dramatique l'amour excessif du plaisir des yeux. Introduction de la pantomime. Grande habileté des histrions qui rinaugurèrent. Intérêts politiques qui lui valurent la protection d'Auguste. La place faite à la tragédie et à la comédie véritables s'en trouve singulièrement réduite. Deux tragédies remarquables : la Thyeste de Varius et la Médée d'Ovide. Asinius Pollion loué pour ses tragédies par Virgile et Horace. Autres noms mentionnés: Aristius Fuscus; Titius; Pupius; Antonius Rufus; Turranius; Gracchus, La comédie se montra moins riche encore : deux poètes seulement émergent de la scène comique : C. Fundanius, qui s'exerça dans la palliata, et C. Mélinus, inventeur de la trabeata (p^li). — VI. PoésiB ÉPIQUE. Deux sortes d'épopées. Dans l'épopée historique, un des premiers en date et des plus célèbres est L. Varius RufuSy ami de Virgile et d'Horace. Son poème de Morte,

souvent imité par Virgile. Sou poème en llionnear d*Augaste, loué par Horace. Sa tragédie de Thyeste. Autres auteurs renommés : Rabirius ; Cornélius Séoérus ; Pédo Albinooanus, A mentionner : Sextilius Éna ; les deux Priacus ; Numa ; Marias ; VAlpinus d'Horace, qu'il faut vraisemblablement confondre avec Bibaculus (p. 331). — Vil. Dans l'épopée mythologique, outre Domitius Marsus, Sabinus^ Montanus, d^jà nommés pour leurs poésies légères^ on voit : Largos ; Camerinus ; Trinacrius ; Tuscus ; Lupus ; M, AuréUus Cotta Maœimus ; Arbronius Silon ; Carus ; Tuticanus ; Ponticus ; Lynceus ; Pompeius (?) Macer; Julus Antonius (p. 347). ~ VIII. Poésie didactique. A quelques noms déjà donnés il faut en ajouter trois : /Emilius Macer, dont il ne reste que quelques fragments ; Gratius et Manilius^ dont nous possédons des œuvres presque complètes et auxquels il convient de consacrer un chapitre spécial (p. 356).

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