CHAPITRE PREMIER.— L'Éloquence. Les Orateurs
I. Conditions nouvelles faites à l'éloquence ; explications données à ce sujet parle Dia^o^ue sur les Orateurs. Distinction à faire entre les Orateurs de l'ancienne manière et ceux de la nouvelle ; attention
à porter sur le moavemeot qui se produit dans les écoles de déclamatioD (p. ilO). — II. Asinius Pollion. Ce qui nous reste de ses nombreux discours et plaidoyers. Jugements produits sur lui par Quiotilieii,par les deux principaux interlocuteurs des dialogues de Tacite et par Sénéque le Philosophe. Excellence de son éloquence. Ses écrits contre L. Munatius Plaocus. Sa correspondance. Son grand ouvrage historique. Sa délicatesse de goût et sa sévérité dans l'appréciation des écrits de ses contemporains. Création par lui d'une bibliothèque publique. Son invention des lectures publiques. Partdiscrétcqull prend aux exercices de déclamation et son opinion sur les déclamateurs. Persévérance de son travail ; probité et dignité de son caractère (p. 413). — 111. M. Valérius Messala Coroinus. lk:anquc presque absolu de fragments de ses œuvres oratoires. Appréciation de son éloquence par Sénéque le Père, Tacite, Quintilien et Horace. Elégance et pureté de sa diction. Son sens critique. Cercle de lettrés créé dans sa maison. En même temps qu'orateur, il est poète, grammairien, archéologue et historien (p. 43(>). — IV. T. Labiénus. Obstacles nombreux qu'il surmonte pour arriver à la réputation de grand orateur. Son genre d'éloquence est une sorte de transition entre l'ancienne et la nouvelle école. Nous n'avons de lui que quelques fragments des déclamations qu'il ne prononçait qu'en petit comité. Violence de ses sentiments pompéiens qui lui attirent la haine des adulateurs d'Auguste. Son travail historique, traitant des guerres civiles, est condamné au feu. Sa mort tragique (p. 446). — V. Casaius Séoérus^ considéré comme le chef de la nouvelle école d'éloquence. Grand éloge que fait de lui Sénéque le Père. Jugemenlde Quintilien. Caractère de cet orateur qui, tant par le mordant de ses plaisanteries que par son aniniositéà poursuivre tout le monde et particulièrement les puissants du Jour, se crée des ennemis nombreux. Ses libelles outrageants portent Auguste à étendre jusque sur les écrits les effets de la loi de majesté. 11 est exilé et meurt dans un complet dénuement. Fragments de ses déclamations, qui étaient moins bonnes que ses discours (p. 452). — VI. Autres orateurs qui méritent d'être cités : Furnius le Père et Fur nias le Fils; Semproniu8 Atratinus; Torquatus; Lucrétius VespillOt auteur présumé d'un éloge funèbre qui nous a été conservé presque entièrement ; P. Fabius Maximus; Passiénus V Ancien ; les doux (Ils de Blessala; Arruntius'^ et surtout Q. Hatérius, qui jouit durant une très longue carrière d'une grande réputation (p. 4(v6).
CHAPITRE II. — L'Éloquence (suite). Les Déclamateurs et la Déclamation ; Sénéque le Père 4SI
I. La déclamation faisait partie depuis longtemps de l'éducation oratoire, Cicéron et les orateurs de son temps l'avalent pratiquée ; les exercices déclamatoires des écoles de rhéteurs s'appelaient alors thèses
et causes. Transformation qui en fait, non pias une préparation à l'éloquence, mais un genre particulier de l'éloquence même, explication de cctln révolution littéraire. Les suasoriae et les controoer' «e«. filaîlrcs, élèves et auditoire. Nature et succès de ces compositions qui mènent à la célébrité (p. 482). — - II. Les déclamateurs et la déclamation du temps d'Auguste nous sont surtout connus par un ouvrage de Sénéque le Pérc. Ce qu'était Lucius Annœua Seneca. Son origine et sa vie. Son caractère et ses idées. Sincérité et pondération de ses jugements. Quoique très bienveillant^ en général, pour les déclamateurs latins, son ouvrage se présente à nous avec de précieuses garanties de bonne foi et d'exactitude (p. 496). — 111. État incomplet dans lequel il nous a été transmis ; mais même des parties qui nous manquent nous pouvons nous rendre quelque peu compte par les Esocerpta, abrégé général qui en a été fait, au iv* ou v* siècle, par un érudit inconnu. But que se proposait l'auteur. Plan de l'ouvrage intitulé, d'après les trois éléments qu'il y considère dans la déclamation : Oratorum et rhetorum sententix, dioisiories^ colores. Explication de ces trois termes. Analyse, livre par livre, des préfaces avec indication des déclamations dont il est rendu compte dans chacun d'eux (p. 506). — IV. D'après le jugement do Sénéque, contrôlé d'ailleurs par les nombreux passages cités dans son étude, les plus célèbres orateurs d'école sont ceux qull appelle le premier quadrige, primum tetradeum. Le plus glorieux des quatre, Porcius Latron, Appréciation de son talent: Ses sententiaB,8eBdioisione8, mb colores. Analyse d'une de ses controverses, que nous possédons presque entière. Enthousiasme qu'il excitait chez ses élèves. Un de ses mérites est d'avoir combattu les vices inhérents au genre do la déclamation, ce qui n'empécbe pas que lui-même en ait subi plus d'une fois l'influence (p. 517).
— V. L. Junius Gallion (p. 529). — VI. ArelUus Fuscus (p. 534).
— Vil. C. Albucius Silon (p. 538). — VIII. Après ces quatre déclamateurs, il en est un cinquième, Capiton, que Sénéque distingue de tons, aiais il y en a beaucoup d'autres à remarquer parmi lesquels surtout L. Cestius Plus, Quelques détails sur une quinzaine de ces déclamateurs de second ordre (p. 543). — IX. Observations générales sur la nature des controverses. Vifs reproches qu'on adresse d'ordi» naire au système des déclamateurs. Influence qu'eurent leur enseignement et leur éloquence sur la littérature de l'empire. Ce qui peut être dit cependant en leur faveur (p. 549).