‹ Histoire de la littérature latine au temps d'Auguste (volume 2)Chapitre 8 sur 46 · XVIII · texte numérisé non relu

XVIII

Je ne me guide pas sur THélicé ou sur TArcture dont se servent les Tyriens ; mon amour ne s'inquiète pas des astres exposés à tous les yeux. Qu'un autre considère Andromède ou la Gouronne resplendissante et rOurse de Parrhasià qui brille au pôle glacé...

Partout se retrouvent les formes de discussion chères aux rhéteurs, si bien qu'on finit par ne plus s'étonner de ce dilemme si bien en règle dans lequel la jeune Gydippe enserre son amant pour lui démontrer « ou le peu d'amour qu'il éprouve pour elle, s'il la laisse indignement périr d'un mal dont il peut la sauver en renonçant à la posséder, ou la fausseté du crédit qu'il se vante d'avoir sur Diane, si c'est

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en Tain qu'il implore pour elle cette divinité. Entre deux impostures, conclut-elle, choisis. Ne veux-tu pas apaiser Diane? tu n'as pas d'amour pour moi. Ne le peux-tu ? Elle ne t'aime point. >

Aut tibi jam nulla est speratae cura puellae,

Quam férus indigna labe perire sinis, Aut, dea si fruslra pro me tibi sœva rogatur,

Quid mihi te jactas? gratia nulla tua est. Elige, quid fingas : non vis placare Dianam,

Immemor es nostri; non potes, illa tui est.

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