‹ Histoire de la littérature latine au temps d'AugusteChapitre 10 sur 32 · IV, 4, V · texte numérisé non relu

IV, 4, V

C'est en réalité une tétrapodie trochaïque précédée d'une anacruse, qu*Horace fait presque toujours longues et dont le deuxième pied est toujours spondée :

On l'appelle aussi alcaîque ennéasyllabe.

Ioniques

Le pied ionique mineur (a minore) uv^ , ainsi appelé

parce qu'il commence par le temps faible, la partie la moins importante de la mesure, tandis que le pied ionique n majore — u<^ commence par le temps fort, correspond au redoublement de l'ïambe syllabe par syllabe. Horace, par une sorte de tour de force, a écrit toute une ode de quarante pieds de ce genre avec un repos après chaque série de dix. Mais la discussion s'est engagée très vivement entre érudits sur la manière de la diviser. Les uns, rangeant les pieds deux par deux, en font 20 vers ; d'autres les réunissant par tétramètres, en font 10 vers ; plusieurs, comme H. Schiller, en tirent 4 strophes composées chacune de 4 vers, les deux premiers dimètres et les deux autres trimé très ; quelques-uns, 4 strophes également de 4 vers, mais les trois premiers trimètres et le quatrième d'un seul pied; d'autres encore, comme Bentley et Orelli-Hirschfelder, 4 strophes de 3 vers seulement, les deux premiers tétramètres et le troisième dimètre ; beaucoup enfin, avec L. Quicherat, 4 strophes composées chacune d'un tétramètre suivi de deux trimètres : cette dernière manière a

(i) Sar 317 vers de ce genre, 9 seulemeat, dont 8 dans les deux premiers livres et 1 dans le troisième, font exception.

Tavantage de ne couper aucun mot. Si nous radmettons, Horace aurait employé deux sortes de vers ioniques mineurs :

4** le télramèlre,

uu |uu l'^o |uo

Simul unctos Tiberinis humeros lavit io undis.

lï, 12, V. 7.

5* et le Irimètre,

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iNeque pugoo, neque segoi pede victus.

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