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(2) A/ém. sur les anciens orateurs, 8.
(3) Inst. orat,, X, 1 : « Alcœus in parte operis aureo plcctro merito dooatur, quatyraonos insectatus multum etiam inoribus conrert,... etc. »
chants politiques» les au^AzsTtxi, chants de table, et les ep(i)Ttxi^ chants d'amour, il n'en négligea aucune. 11 mettait à remplir sa coupe la même ardeur qu'à poursoiTit les tyrans, j ugeait que les plaintes ne guérissent pas des maux, trouvait dans la liqueur de Bacchus le meilleur remède aux tristesses de la vie et célébrait, non sans grâce, avec une joie naïve et franche, la détente qu'elle procure à l'esprit. L'amour n'avait pas moins d'attraits pour loi : il comprenait, comme Sapho, le culte général de la beauté, et toutes sensuelles que fussent à la manière antique ses peintures erotiques, il semble bien en avoir ménagé la hardiesse avec assez de réserve pour ne pas dépasser les limites que lui traçait son idéal poétique.
A cause de cette diversité de sujets, Horace avait donc plus d'occasions de le prendre pour modèle que Sapho. C'est lui surtout qu'il invoquait, lorsqu'il demandait à sa lyre de faire entendre des chants latins dignes de vivre : € Souviens-toi, ô barbitos*, du citoyen de Lesbos qui k premier te toucha, ce fier guerrier, dont les chants» entre deux combats, ou sa barque attachée au rivage battu des fiots, célébraient et Bacchus, et les Muses, et Vénus avec Tenfant Amour qui toujours raccompagne »•«
quod et hune in annum
Vivat et plures, âge, die Latinum, Barbite, carmcn,
Lesbio primum modulale civi ; Qui, ferox bello, tamen inter arma, Sivi jaclatam religarat udo
Lillore navim, Liberum, et Musas, Veneremque, et illi Semper hserenteni, puerum canebat,...
Carm., I, 32, v. 2-10.
Ce fut lui aussi qu'à la fin de sa carrière il s'honora le plus d'avoir fait connaître aux Romains : cCet Alcëe, dont
(1) Nom (le l'Instrument national des Éoliens de Lesbos.
nal Latin encore n*avait répété les accents, ma lyre Ta rendu populaire. Apporter une poésie d'un nouveau genre, la mettre sous les yeux et dans les mains de lecteurs d*élite, voilà maT gloire ! »
Hune ego, non alio dictum prius ore, Latinus, Volga vi fldicen. Juvat immemorala ferentem Ingenuis oculisque legi manibusque teneri.
Kpist, I, 19, V. 32.34.
Et s'il cherchait le plus grand titre littéraire qu'on eût pu imaginer pour lui être agréable, il n'en supposait pas de plus flatteur que celui d*Alcée latin.
Discedo Alcœus...
Epist.j II, 2, V, 99.
L'examen des divers mètres des Odes va nous montrer tout de suite, par la constatation du large emploi qui est fait dans ces poèmes des vers et des strophes dont Alcée s'était servi, combien Horace avait raison de l'invoquer à tout moment comme son principal maître. Un aperçu général de sa métrique est d'ailleurs absolument nécessaire; avec un poète aussi attentif que lui à la valeur des moyens artistiques et qui affecte d'ordinaire à certains genres de pensées ou d'émotions chacun des rythmes principaux, il faut se rendre compte de ceux-ci non moins que de celles-là.
Bien que le plus grand nombre des espèces de vers em* ployées dans les Épodes, le trimètre et le dimètre ïambique
(1) Pour la versification d'Horace, voir d'abord les traités généraux r L. MaeUer, De re metrica poet. latin,, etc., 1861; L. Quicherat, Tr.de
214 LIVRE TROISIÈME. Cn. T, 2.
acatalectique, rélégïambique et nambélégîaqae, ne paraissent pas dans les Odes, on relève dans cellespci jusqu'à dix-neuf espèces. Les voici classées par familles.
Trochaïques
!• Le irochaîque pur, dimètre catalectiqoe» se compose de trois trochées plus une syllabe :
u I -u I -u I ^ Trudilur dies die
2^ Viambique Irimètre cataleclique se compose de cinq ïambes plus une syllabe :
u- I u- I o- I o- I o- I ^ Mea renidet in domo lacunar.
il admet le spondée au troisième pied et aussi, mais moins souvent, au premier pied ; il a toujours une césure au troisième pied.
3*Vîambique dimètre hypercatalectiqite (c'est-à-djre ayant une syllabe de trop), se compose par conséquent de quatre pieds plus une syllabe, le premier pied très rarement ïambe et généralement spondée; le second et le quatrième pied toujours ïambes, le troisième toujours spoùdée. Il a son* vent une césure après le premier pied et quelquefois après le second.
oersif. lat., 1863; Christ, Metrik der Griechen und Rômer^ 1879; L. Mûllcr, id, 1882; Zumbnldi, Metr. greca e latina, 1882; TkarDi et Châtelain, Pros. lai., 188i; Havot-Duvau, Métr, gr, et IcU.^ 1888; F. Plessis, id.^ 1889: GIcditsch, Metrik der Rômer, dans 1« Mao. d'I. V. Mûllcr, 1890. t II, pp. 8l6-85i; Veriiier, Pet. tr, de métr. gr. et Iqf., 1894; If. Bornccque, Précis de prosodie et métr, gr^ et iol., avec prél. de G. Boissier, 1900; puis les études particulières : H. Walti, Den oàriations de la Utngue et de la métr. d*Hor.y 1881 ; H. Schiller, Ifétres lyr. d*Hor., trad. par G. Rieinaon, 1883; A. Kiessling, Intr, de b 3* éd. des Od et Ép,, Die metrische Kunst des Hor., pp. i-23 ; Orelli Jlirschroldcr, fntr. de Téd. des Od. et Ép.j pp. xlii-lvi.
uvrë troisième, eu. V, 2. 215
Si fracluH illabatur orbis III, 3, V. 37.
Sectamur ullro quos opimu^.