‹ Histoire de la littérature latine au temps d'AugusteChapitre 29 sur 32 · CHAPITRE 1. — Vi(» d'Horace · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1. — Vi(» d'Horace

1. La vie d'ilurace a plus d'un point de ressemblance avec celle de Virgile, mais ils suivent en poésie deux directions opposées, et la complaisance avec laquelle llurace nous entretient de lui-même nous sort beaucoup à établir sa biographie. Meu et date de sa naissance ; SOS noms ; condition de son père. Son enfance (p. l). — 11. Ses études et ses maîtres. Dévouement de son pcro, qui se transporte à Rome et consacre ses ressources à lui faire donner l'éducation des jeunes gens de grande naissance; reconnaissance qu'Horace lui en a toujours témoignée. Il se lie avec L. Varius et Virgile. Grâce à la générosité patornello il va parfaire son instruction à Athènes. Vie qu'il y mène. Ses premiers essais littéraires sont «les vers grecs qu'il détruit bientôt (p. 10). — III. Arrivée à Athènes de Brulus qui l'enrnlc dans l'armée républicaine et lui confie presque aussitôt les fonctions de tribun militaire. 11 accompagne Rrulus en Asie, c'est au milieu de celte expédition qu'il produit sa première composition satirique. 11 assiste aux combats de Philippes et renonçant, après ce désastre des républicains, aux champs de bataille, il revient en Italie. Tn mot du reproche de lâcheté dont quelques biographes n'ont pas craint de souiller sa mémoire (p. 10). — IV. Embarras de sa situation ; il achète une charge de scribe à la qucslure, combat avec courage la pauvreté, laquelle devient un aiguillon qui le |)ousse à écrire des vers capables d'attirer sur lui l'attention. Le monde interlope dans lequel il vit alors, tout en se livrant à diverses amours, n'est point fait pour lui conseiller la retenue du langage. Vivacité de l'impression produite par une a>uvrc qui plait à la malignité publique. Querelles qu'il s'attire, mais qui le dégagent de promiscuités compromettantes (p. 20). — Y. Il défend

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en littérature la même cause que Varius et Virgile. Ceux-ci s'iutéresseut vivement à lui et le présentent à Mécène. Influence que son introduction dans le cercle de Mécène a tout de suite sur le développement de ses travaux. Mais ce n^est pas le seul avantage qu'il en tire : la générosité de cet opulent ami, sans être sollicitée, sVxerce à son égard (p. 3-i). — VI. Description de la fameuse maison de la Sabine qu'il tint de lui et qui fit li* bonheur de toute sa vie (p. 41). Vil. Habileté et fermeté de caractère qu'il lui flillut pour ne jamais sacrifier sa dignité à ses sentiments de reconnaissance. Preuves de rhonnéteté qu'il apporta dans l'art difficile de pratiquer Tamitié d'un grand personnage (p. 17). — VIII. Sa présentation à .\uguste, son peu d'empressement à nouer des relations suivies avec lui. Histoire de ces rapports. Explication des poésies qu'il écrivit en son honneur. Indépendance qu'il sut garder ; refus qu'il lui opposa nettement de devenir son secrétaire. Iniquité du reproche de servile flatterie qu'on lui a parfois adressé (p 54). — l.\. Ses nombreux amis. Dans ce nombre il savait discerner ceux qui méritaient des conseils plus que des louanges. Fidélité et délicatesse qu'il apportait dans ce sentiment de l'amitié. Moins délicat et moins fidèle dans ses amours, il trouva toujours dans sa philosophie des remèdes suffisants aux quelques soufllrances qu'elles lui causèrent; il resta jeune le plus longtemps qu'il le put et oe regretta jamais de l'avoir été. Après une existence aussi heureuse qu'il l'avait souhaitée, il mourut, comme il l'avait demandé, presque en même temps que son cher Mécène (p. 65).

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