‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 127 sur 460 · I. Comparaison dans Benson, Cyprien, Lo., 1897, P- ^^^ ^^ s · texte numérisé non relu

I. Comparaison dans Benson, Cyprien, Lo., 1897, P- ^^^ ^^ s

au contraire, dès que Cyprien reprend contact avec la réalité contemporaine. Alors l'accent devient plus vif et plus passionné ; son mysticisme se fait plus entraînant et persuasif, pour déterminer la valeur relative des attraits divers qui sollicitent les âmes. Le talent de Cyprien croît, dirait-on, dans la mesure même oii il collabore à son œuvre d'évêque, à ses luttes de tous les jours.

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Le prestige de saint Cyprien fut grand dans l'antiquité chrétienne '. Ceux qui l'avaient connu étaient restés tout pénétrés d'admiration à son égard, la biographie rédigée par Pontius en est la preuve. Cette vie si féconde, cette éloquence dominatrice, ce dévouement absolu à son troupeau, puis cette mort héroïque venant couronner tant d'exceptionnelles vertus, il y avait là de quoi imposer à la postérité une image plus glorieuse qu'aucune autre. C'est surtout en Afrique que sa mémoire fut exaltée. « Carthage lui éleva trois basiliques, l'une à l'endroit même où il subit le martyre, là où est la mensa Cypriani, une autre sur son tombeau aux Mappalia, une troisième non loin du port^ » L'anniversaire du saint, les Kujipiavd, était célébré, le i4 septembre, non pas seulement dans sa ville épiscopale, mais dans lAfrique entière ^ à Rome*,

1. Témoignages groupés dans A. CL., I, 701-717. On lui demandait ses <iirections de Gaule, de Cappadoce, de Rome. On apprenait par cœur ses lettres {Ep. lxxv, 4).

2. H. Delehaye, les Origines du Culte des Martyrs, Bruxelles, 191 a, p. 433. Cf. Mo>cE.4.ux, IL 370 et s.

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