LES APOCRYPHES MIS SOUS LE NOM DE CVPRIEN
€st remplie par un procès que Joël, président dudit banquet, intente aux convives, soupçonnés de s'être livrés à des larcins au détriment du mobilier royal ! Il est pénible de songer que cette plate bouffonnerie dut trouver foison d'amateurs, si l'on en juge par le nombre des manuscrits qui nous sont parvenus. Sur la date de composition, on ne peut que former des hypothèses (fin IV" s. ' ? début V*- ?). Les Acta Paall y sont utilisés comme un écrit quasi canonique.
R. Reitzenstein a publié en 19 14 dans la Zeilsch. far die neulest. Wiss., p. 60 et s., d'après le Codex Wircebargensis theoL, f. 33, s. ix, et le Codex Monacensis 3739, s. IX, un assez curieux traité, qui peut être mentionné ici, sur u les trois sortes de salaire de la vie humaine » (cf. saint Matth. xiii, 8), c'est-à-dire sur les récompenses de qualité variée qui attendent les justes, selon qu'ils furent martyrs, ascètes, ou chrétiens ordinaires. Cet opuscule est apparenté en maints détails avec le de Habita Virginum de saint Gyprien : pour admettre que Gyprien s'en soit inspiré, comme le suppose Reitzenstein, il faudrait des raisons sérieuses que ce critique ne fournit pas; c'est l'inverse qui est sans doute le vrai. Les traces de gnosticisme qu'y aperçoit Reitzenstein ne paraissent que très faiblement caractérisées ^