‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 138 sur 460 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

NOVATIEN. COMMODIEN

BIBLIOGRAPHIE

I. NovATiEN — P.L. III, 861-970; de Trinitate, éd. W. Yorke Fausset, Cambridge, 1909 (avec une étude); de Cibis ludaicis, éd. Landgraf et C. Weyman, dans A.L.L. xi (1898), p. 221-249. — A CONSULTER : A. d'Alès, le Corpus de Novatien, dans R. S. R., 1919, 293-323.

II. GoMMODiEN — P. L., V, 201-282 (les Instructiones seulement) ; Ludwig, L. 1877 (B.T.); B. Dombart, dans C.V., t. xv (1887). — A CONSULTER : Monceaux, III, 451-489. Bibiiog. récente sur le problème de la date de Commodien analysée par P. de Labriolle, dans B.A.L.A.C, 1912, p. 79-80; Monti, Bibliographia di Commodiano, extrait de VAthenaeum III, 2 (1915) : à compléter par B. ph. W. 1915, 1304; Lindsay, The mss of Commodien, dans B.ph.W. 1914, 509; J. Martin, dans S.B.W.. 181, 6 (1917) [j'ai résumé l'étude de Martin dans la Rev. de Philologie {Rev. des Revues), 1918]. Pour la langue et le style de Commodien, voir aussi Durel, Commodien, Rech. sur la doctr., la langue et le vocab. du ■poète, Paris, 1912 [médiocre]; Sisto Gucco, La grammatica di Commodiano, dans le Didaskaleion, 1913, p. 307 et s. ; Vrow, de Commodiani meiris et syntaxi, Diss. Utrecht, 1917.

Traduction française des Instructiones par J. Durel, Paris, 1912.

Le Carmen Apologeticum de Commodien n'est connu que par un seul manuscrit, le Cod. Cheltenhamensis n" 12261, s. viii.

Pour les Instructiones se place en première ligne le Berollnensis 167, s. viii/ix, autrefois à Cheltenham. Lindsay soupçonne, d'après certaines abréviations d'un type spécial, que le Cheltenhamensis n° 12261 et le Berolinensis 167 formaient originairement un seul et môme manuscrit, provenant de Vérone.

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Le Cod. Berolinensis 167 représente très probablement le ms. d'Angers (Andecavensis) qu'avait utilisé J. Sirmond, et qui passe pour perdu.

Mentionnons encore, pour les Instructiones, le Cod. Cheltenhamensis n" 1855, s. xi; et le Cod. Parisinus n» 8304, s. xvii [B] (d'où procède un Leidensis Vossianus 49 [A], de la même époque) qui dérive d'une copie qu'avait prise Sirmond de l'Andecavensis. A et B fournissent des leçons qui ne sont que des conjectures de Sirmond et auxquelles Dombart a attaché trop d'importance. C'est là un des défauts de son édition. En outre, Dombart eut le tort de se confier pour la collation des mss. de Cheltenham à Sedlmayer et Knoell qui n'apportèrent pas à cette tâche tout le soin désirable. Plus d'une question d'érudition doit rester pendante, tant qu'une nouvelle édition plus exacte n'aura pas été établie.

SOMMAIRE

I. Le rôle de Novatien. — IL Le de Trinitate. — IIL Le de Cibis ludaicis. — IV. L'œuvre de Commodien. — V. Les Instructiones et le Carmen Apologeticnm. — VI. Sa langue et sa métrique. — VII. L'énigme qui enveloppe sa personnalité.

On rencontre dans la Correspondance de saint Cyprien deux lettres, la xxx'^ et la xxxvi*, qui émanent du clergé romain et sont adressées à l'évêque de Carthage à propos de l'affaire des lapsi. En réponse à une communication de Cyprien qui avait voulu s'assurer s'il était en plein accord avec ce clergé, la lettre xxx insiste sur le devoir qui s'impose à l'Église de maintenir une discipline rigoureuse à l'égard des apostats, y compris les libellaliques; elle remercie l'évêque en termes cha-

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leureux des encouragements qu'il a adressés aux confesseurs incarcérés; elle conclut en déclarant que l'Église de Rome ne se croit pas en droit de trancher définitivement la question des lapsi avantquel'évêque romain, mort depuis peu, ait été remplacé; que provisoirement les lapsi n'ont qu'à faire pénitence sans essayer d'extorquer une amnistie prématurée, étant entendu qu'en cas de péril de mort, il sera tenu compte, pour leur réconciliation avec l'Église, des mérites qu'ils se seront acquis individuellement. — La lettre xxxvi est relative aux mêmes débats. C'est une réponse à la lettre XXXV où Cyprien avait signalé au clergé romain l'entêtement répréhensible de quelques lapsi qui se refusaient à s'engager dans la voie de la pénitence, sous prétexte qu'ils avaient d«jà reçu leur pardon du martyr Paulus. L'attitude de Cyprien y est pleinement louée, tandis que l'inconséquence de certains martyrs, comme aussi la rébellion de certains pécheurs, reçoivent une forte réprimande.

Ces deux lettres avaient été rédigées par le prêtre romain Novatien. Cyprien l'indique pour la lettre xxx {Ep. Lv, 5); le tour et le style de la lettre xxxvi ne permettent guère de douter qu'elle soit sortie de la même plume.

C'est un des gains de la critique moderne d'avoir remis en lumière la physionomie vigoureuse de ce Novatien. Nous sommes peu au fait de ses origines. D'après un témoignage assez douteux de l'historien Philostorgue. il aurait été Phrygien {H.E., YIII, xv). Dans une lettre qu'Eusèbe a partiellement transcrites le pape Corneille le dépeint sous les plus noires couleurs. Il flétrit sa méchanceté, ses mensonges, ses parju-

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