‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 149 sur 460 · Cf. Apocal., XIII, i · texte numérisé non relu

Cf. Apocal., XIII, i

5. Commodien distingue donc deux Antechrists. Ce dédoublement se rencontre aussi chez Victorin de Petau, in Apoc, xm, 16 (P. L., v, 338 G) ; chez Lactance, de Mort. Pers. 11, qui fait allusion à la croyance populaire fondée sur les affirmations de la Sibylle (quidam deliri credunt... Sihylla dicente) d'après laquelle Néron apparaîtrait à la fin des temps comme précurseur de l'Antéchrist. V. aussi Sulpice-Sévère, Dial. 11, xiv ; Chron. U, XXIX, 5 ; saint Jérôme, in Dan., ix, 29 (P. L., xxv, 568). — Ni l'Apocalypse, ni Hippolyte de Rome ne mentionnent un double Antéchrist.

6. Cf. EsDRAs, IV, XIII, 4o et s. ; Apoc. de B.vnucn, r.xxvm-i.xxxvi (Schû- RER, Gesch. d. Jud. Volkes, 111», 3o5).

démon également, et ils sont plongés tous deux dans les flammes '. Les saints entrent dans la Cité sainte, et prient Dieu de ressusciter les morts, selon sa promesse (v. 941-992). Dieu commence par faire pleuvoir le feu sur les impies. Bien peu y échappent. Puis se déchaîne la catastrophe suprême, annoncée par les sons stridents de la trompette. C'est, dans la nuit, un effroyable écroulement de l'univers avec déchaînement de la foudre, chute des étoiles, tremblements de terre, rugissements de l'ouragan. Une rosée protège quelques privilégiés, marqués d'avance par le Christ. Pendant sept mois, le feu purifie la terre. Les humbles descendent du ciel au milieu des anges. Les corps des justes ressuscitent et sont portés sur les nues vers le Christ. Les bourreaux de Jésus ressuscitent aussi pour contempler ce spectacle, puis ils sont replongés dans les abîmes (v. 993-1060).

Les înstriictiones fournissent en supplément quelques données curieuses que Commodien a laissées tomber dans le Carmen Apologeticiim. C'est ainsi que, d'après l'ordre des événements indiqué dans les înstructiones (II, i : m ; iv), entre la première conflagration du monde {^Carmen, v. 998-998) et la seconde (v. 999-io/ii), se place la descente de la Jérusalem céleste, où les justes reçoivent la récompense qu'ils ont méritée par leur résistance héroïque à l'Antéchrist, u Ils engendrent dans des noces pendant mille ans. Là sont rassemblés tous les tributs que la terre, par un continuel renouvellement, répand en abondance. Point de pluie, point de froidure dans cette ville dorée... ; la lumière des lampes y serait superflue ; elle brille de la clarté de Celui qui l'a créée et jamais n'y règne la nuit. » (II, m, 9 et s.).

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