Ibid
tt. De Vir. ilL, lxxx.
converti '. Survint la terrible persécution de 3o3. Lactance ne subit personnellement aucun se vice, et resta en Bithynie jusqu'en 3o5 ou même 3o6 ^ Mais quand, après l'abdication de Dioclétien (mai 3o5), Galère se mit à faire la guerre aux écoles, Lactance se décida à quitter Nicomédie \ Quel fut son asile, durant cette période troublée, nous l'ignorons. Peutêtre revint-il à Nicomédie entre 3ii et 3i3, quand Galère eut lancé son édit de tolérance (10 avril 3ii) *. Il avait connu des jours fort pénibles, manquant même du nécessaire, à en croire saint Jérôme ^ Ses dernières années furent plus tranquilles qu'il ne pouvait l'espérer. Constantin le chargea d'enseigner la littérature latine à son fils Crispus, né en Soy. Lactance était alors « in extrema senectute » ". C'est sans doute à Trêves qu'il mourut, on ne sait au juste à quelle date.
Le premier ouvrage que nous ayons conservé de Lactance est intitulé de Opificio Dei\ Il s'était cantonné jusqu'alors dans la poésie et dans les recherches assez fastidieuses d'érudition ^ Cette fois, devenu chrétien.
1. Inst. diu., I, I, 8 ; Epit., xnii, 3 ; de Ira Dei, n, 2 ; cf. saint Augustin, de Doctr. Christ., II, lxi.