‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 17 sur 460 · Hist. eccl., 111, xvi (P. G., lxvii, iiao · texte numérisé non relu

Hist. eccl., 111, xvi (P. G., lxvii, iiao

tre les malveillances dont était l'objet l'i) è^ e&coGev Tiaibsvaxc, l'éducation profane.

Ils y mettaient parfois un peu de dépit et de mauvaise humeur ; mais plus souvent usaient-ils d'une longanimité qui étonne : ce sont des justifications, des ménagements, des concessions même dont le ton ressemble presque, en certaines pages, à celui des intransigeants qu'ils veulent apaiser.

En sorte que l'on peut poser en fait qu'il ny a guère d'écrivain chrétien, dans les premiers siècles de l'Empire, chez qui, plus ou moins sincère, plus ou moins diplomatique, ne perce ou ne s'afQrme une hostilité à l'égard des diverses formes de la culture profane.

Chez quelques-uns, c'est une manie et. dirait-on, une gageure. Terti^lien, par exemple, — jouteur d'ailleurs incomparable, l'écrivain le plus original de la latinité sous l'Empire, — ne manque guère l'occasion de creuser encore plus avant le fossé entre le monde et l'Eglise. Il proclame que toute la doctrinu saecalaris littéral urae est sottise aux yeux de Dieu, et que le chrétien la réprouve *. Il traite les philosophes de « marchands de sagesse et d'éloquence ^ », « d'animaux de gloire' », et voit dans la dialectique, invcTitée par le « pitoyable Aristote », la mère des hérésies. « Qu'y a-t-il de commun, s'écrie-t-il *, entre Athènes et Jérusalem, entre l'Académie et l'Eglise?... Tant

Page 1