Jbid., I (p. 399, 1. 10). Cf. Adv. Marc, 1, xiii
It- De Praescr., vu.
pis pour ceux qui ont mis au jour un christianisme stoïcien, platonicien, dialecticien! Pour nous, nous n'avons pas besoin de curiosité après Jésus-Christ, ni de recherche après l'Evangile ! » Et voici maintenant l'apologiste Théophile : « Les récits des philosophes, des historiens et des poètes paraissent dignes de foi à cause des ornements du style, — déclare Théophile, évêqued'Antioche dans la seconde moitié du IP siècle, — mais le fond en est vide et insensé ' ». Ces attaques prennent chez certains polémistes ^ le caractère d'un dénigrement systématique dont la lourde ironie confine parfois à l'ineptie la plus accablante. Les esprits modérés eux-mêmes, un Justin, un Athénagore, un Clément d'Alexandrie, un Origène, un Lactance, qui au fond ne pouvaient se résoudre à admettre que la pensée païenne eût erré complètement^ n'osaient pas non plus pousser leur désir de bienveillance et d'équité jusqu'à se priver de lui décocher maintes critiques '. En outre, comme pour racheter leurs sympathies à son égard, et leur révérence secrète, ils se réfugiaient à l'occasion dans l'hypothèse invraisemblable, forgée antérieurement au christianisme par les Juifs alexan drins, d'après laquelle la sagesse grecque n'aurait été