XI. — Opus imperfectum in Matthaeum. — P. G., LVI
XII. — Dissertatio Maximi contra Ambrosium, dans Fr. Kauffmann, Ans der Scliule des Wulftla, Strasb., 1899, p. 65-90.
XIII. — FoEBADK d'Agen. — Liber c. Arianos (c 357/8). P.L., XX, 13-20.
XIV. — liosius OE CoKDOUE. — Ep. ttd Constantiwn, P.L., VIII, 1327-1331, et P. G., XXV, 744-748 (trad. dans Tillemnnt, VII, 313); Hosii Senteniiae : P.L., VIII, 1317-1328; Ep. ad papam luliam, Maasi, Conc, VI, 1909-1910.
XV. — EusÈBE DE Verceil. — Ep. ad Constantiiim (355), P.L., XII, 947; Ep. ad presbyt. et plebem Italiae, XII, 947-954; Ep. ad Gregoriim, X, 713-714 (cf. Feder, S.B.W., 162 [1909], p. 64; Symbole Quicumque : P.G., XXVIII, 1581-1596 (cf. Turner, dans J.T.S.. XI [19101, 401-411).
XVI. — Altercatio Heracliani laici cum Germinio episc. (janvier 366) : Caspari, K.A., p. 131-147.
XVII. — Tractatus contra Arianos. — Sedlmayer,dans S.B.V\'., 146 (1903), p. 11.
Sur l'ensemble de la littérature arienne, cf. L. Duchesne, Hist. anc. de l'Église, t. II (1907); Jacques Zeiller, Les Orig. chrêt. dans les provinces danubiennes de l'Empire romain. P., 1918 (une bibliographie très riche y est donnée).
XVIU. — Grégoire d'Elvire. — Les cinq sermons sur le Gant. des Gant, ont été publiés par Gotth. Heine^ Biblioth. Anecdotorum, pars I, L., 1848, p. 134. — - Voir plus loin le détail des opuscules qui lui sont attribués. — A consulter : P. Lejay, dans R. Bén., 1908, 435-457 ; Butler, dans J.T.S.. 1909, 450-459.
XIX. — Marius Victorinus. — Œuvres non chrétiennes : Ars Grammatica, G.L., VI, p. 3; Explanatio sur le de Invent, de
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Cicéron, R.L.M., p. 155-304, et Stangl, Tulliana et Mario-Vicloriniana, Progr. Munich, 1888, p. 49; de Defimtionibtis, P.L. LXIV, 891-910. et Stangl, ibid., p. 17. — Œuvres chrétiennes dans P.L., VIII, 1019-1236. — A consulter : Monceaux. III. 373 et s.
SOMMAIRE
I. Vue générale sur la période ouverte par l'Édit de Milan. — II. Le premier enivrement de la victoire : Firmicus Maternus.
— III. Un exégète, Reticius d'Autun. — IV. Les luttes dogmatiques. L'Arianisme. Saint Hilaire de Poitiers. Sa vie de combat. Ses œuvres. Les Fragmenta historica. — \ . Lucifer de Calaris. Le Libellas precum. — VI. La littérature arienne et anti-arienne.
— VII. Grégoire d'Elvire. — VIII. Marins Victorinus.
Nous abordons une période nouvelle, celle de la première entente entre le christianisme et l'empire romain. Promulgué en mars 3i3 par Constantin et Licinius, l'Édit de Milan inaugurait le système de la liberté, mais d'une liberté déjà privilégiée et qui accordait aux chrétiens quelque chose de plus que les justes réparations auxquelles ils avaient droit. Constantin ne se contenta pas de marquer sa faveur au christianisme par la construction et la dotation de somptueuses basiliques, à Constantinople, à Nicomédie, à Antioche, à Jérusalem, à Bethléem (la seule qui subsiste encore), à Naples, à Capoue, à Ostie, à Albano; par les immunités octroyées au clergé catholique; par la compétence juridique dévolue en certains cas aux
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évêques. Ces faveurs, c'est à l'Église orthodoxe — cette Église où il n'entra eflPectivement par le baptême qu'à son lit de mort — qu'il entendit les réserver, à l'exclusion des hérétiques et des schismatiques. Quant à la religion romaine traditionnelle, il n'hésitait pas à la désigner dans tel document officiel par le mot de saperstitio^ : « Trop avisé pour supprimer les vieux cultes, il se contenta de leur laisser leur vie propre qui était à bout, en s'appliquant à ce que nul n'ignorât qu'il n'était plus leur fidèle ^ »
Sa politique fut accentuée dans le sens le plus rigoureux à l'égard du paganisme par ses fils Constant et Constance. Mais d'étranges contradictions en ralentissaient les effets. Prescripteur des sacrifices et du culte païen, Constance faisait preuve en plus d'une occasion d'un manque de logique dont le païen Sym~ maque, en présence de mesures tout autrement décisives, saura plus tard se prévaloir. « Constance, rappelait-il dans sa fameuse Relation adressée en 384 à Valentinien II ', n'a rien enlevé aux privilèges des vierges consacrées ; il a rempli de nobles les charges sacerdotales; il n'a point refusé de crédits aux cérémonies romaines ; il a suivi le sénat plein d'allégresse à travers les rues de la Ville éternelle ; il a regardé les temples sans s'émouvoir; il a lu le nom des dieux inscrits sur leur fronton ; il a demandé l'origine de ces sanctuaires, il en a admiré les architectes... »
Il y avait pourtant, dans ces violences à demi inefïi-
1. Loi du 25 mai SaS {Code Theod., XVI, ii, 5 : Mommsem, p. 836); inscription de Spello (entre 333 et SS;). Dessau, p. 705.
2. P. Batiffol, la Paix constantinienne et le Calholicisme, P., igi/t, p. Sgg.
3. S VI (éd. Seeck, M. G. H., VI, i, p. 280 et s.). La pièce est traduite dans mon Saint Ambroisc, Paris, 1908, p. Z']-Uh. Sur la visite de Constance à Rome, en 356, v. aussi Ammien-Marcellin, XVI, x.
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caces, de quoi ulcérer les âmes demeurées fidèles à l'ancien culte par la fascination des souvenirs littéraires classiques, par les glorieux souvenirs auxquels il paraissait lié, ou qui trouvaient dans les u mystères » un exutoire suiïîsant à leur sensibilité religieuse. Ces âmes étaient nombreuses encore, surtout parmi les classes élevées. Saint Augustin a noté avec quelque exagération peut-être, dans ses Confessions (VIll, n, 3) les sympathies païennes de « presque toute la noblesse romaine » {totajere romana nohilitas) dans la seconde moitié du IV* siècle. Chez Prudence, le mot de nohilitas signifie à soi seul l'aristocratie païenne. De hauts personnages se soumettaient aux rites malpropres et sanglants du « taurobole ». Parmi les tauroboliés que nous connaissons, l'un. Clodius Hermogenianus Caesarius, fut proconsul d'Afrique en SôS-Syo et préfet de la Ville en 874 ; l'autre, Sextilius Agesilaus Aldesius, fut directeur des principaux services de la chancellerie et membre du consistoire : un autre encore, Vettius Agorius Praetextatus, « sacrorum omnium praesul », (( princeps religiosorum », comme l'appelle Macrobe*, fut préfet de la Ville en 867 et préfet du prétoire en 384*. On s'explique le succès momentané de la courte réaction inaugurée par Julien. Pourtant, une vingtaine d'années plus tard, saint Ambroise pouvait parler de son époque comme d'une époque chrétienne, christiana tempora^. Ambroise était trop perspicace pour s'exagérer à lui-même la portée de cette expression. Il savait de quels compromis tant d'esprits dénués de