I. Confessions, vi
a. On trouvera une analyse très exacte de ses divers procôdcs dans Kellner, Ambrosius als Erldurer des allen Testaments, Rcgensburg, 1891.
tique, si différente de la démarche coutumière de la science, imposera à des générations d'écrivains, de liturgistes, d'artistes, le déchiffrement de l'œuvre divine où tout est préfiguration, enseignement, mystérieuses concordances sensibles à la piété. Le génie du moyenâge respire déjà dans l'œuvre exégétique de saint Ambroise '.
C'est aussi dans cette catégorie d'ouvrages, surtout dans VExameron, qu'Ambroise a déployé le plus de qualités proprement littéraires, le plus de rhétorique et d'éclat. VExameron est devenu le modèle et la source principale de ces Miroirs de la nature où les théologiens du moyen-âge présentaient le tableau de l'univers dans l'ordre même de la création génésiaque. A Chartres, à Laon, à Auxerre, à Lyon, à Bourges, dans beaucoup d'autres villes encore, l'œuvre des sept jours est sculptée, en quelques images synthétiques, sur la façade de nos cathédrales ^
Nous n'avons pas tous les traités dogmatiques de saint Ambroise. Trois opuscules, au moins, se sont perdus, le de Sacramento regenerationis sive de philosophia, auquel saint Augustin fait souvent allusion ; Vad Pansophium puerum, attesté par Paulin, son biographe