LES TRAITÉS DOGMATIQUES
(§ 28) ; VExposUio fidei, dont Théodoret, l'évêque de Gyr, cite un fragment'. Parmi ceux qui nous sont parvenus, il faut indiquer d'abord le de Fide. Les deux premiers livres, composés en 878 à la prière expresse de Gratien, portent la marque de la précipitation avec laquelle Ambroise les avait rédigés. Les contours généraux du sujet y sont dessinés plus que le sujet, de l'aveu même de l'auteur % n'y est approfondi. Deux ans plus tard, en 38o, Ambroise reprit ses développements et leur donna toute l'ampleur qu'ils lui paraissaient mériter. Il importait, en ces temps de controverses et d'hérésies, de munir le jeune empereur de notions précises sur le depositum fidei. Ambroise rédigeait ce traité au moment même où Gratien, informé des désastres que l'imprudence de Valens préparait à l'Empire, se disposait à partir pour l'Orient. C'est ce qui explique qu'à la fin du second livre (II, xvi, i36), Ambroise interrompe un moment son exposé doctrinal pour exprimer à l'empereur, en un « chant de guerre à la fois pieux et patriotique ' », ses vœux de victoire, et pour affirmer la solidarité désormais établie entre la religion du Christ et les destinées de Rome. — Les trois livres du de Spirilu Sancto, également dédiés à Gratien, furent élaborés en 38i. Pour traiter cette question difficile, Ambroise s'aida des principales ressources de la théologie grecque contemporaine. On retrouve dans le de Spiritu Sancto des inspirations d'Athanase, de Cyrille de Jérusalem, de Basile, de Didyme d'Alexandrie, de Grégoire de Nazianze et d'Epiphane de Salamis. Saint Jérôme, qui mesura toujours assez chichement ses