‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 235 sur 460 · De Brogue, Saint Ambroise, p. a · texte numérisé non relu

De Brogue, Saint Ambroise, p. a

38o SAINT AMBROISE

louanges à Ambroise, ne put se tenir de lui décocher une épigramme sur l'indiscrétion de ces emprunts *. Avant môme qu' Ambroise eût achevé son travail, la provocation de deux chambellans ariens de la cour de Gratien * l'amena à faire un exposé public sur le mystère de l'incarnation : de cette instruction sortit le de Incarnationis domlnicae sacramento, c[ui paraît bien avoir été publié entre le de Flde et le de Spiritu Sancio. — Quant au de Paenilentia, écrit entre 38o et Sgo, il est dirigé contre les partisans de Novatien, restés fidèles aux idées de l'hérésiarque après cent trente ans écoulés. Dans le premier livre, Ambroise revendique le droit absolu de l'Eglise de lier et de délier les fautes, et il réfute les arguments que ces rigoristes déduisaient de certains textes scripturaires. Le second livre a pour objet de marquer la nécessité de la pénitence pour l'expiation et le pardon. Il n'entre pas, en effet, dans la pensée d'Ambroise d'énerver en quoi que ce soit les justes satisfactions requises pour l'effacement des fautes ; mais sa mesure naturelle lui fait vivement sentir l'imprudence de l'attitude novatienne et le péril des exigences apparemment héroïques que la secte ne craignait pas d'aiïîcher.

La préoccupation dogmatique n'est pas non plus absente du de Excessii Satyri. Le premier livre n'est que la rédaction de la touchante oraison funèbre qu'Ambroise prononça dans la cathédrale de Milan le jour des funérailles de son frère Satyrus. Dans le second livre est incorporé le sermon donné sept jours plus tard devant le tombeau. Ici plus d'effusions de souvenirs et de regrets, mais des développements tout

1. P.L., XXIII, io3 (Préface de la trad. du de Spir. Sancto de Didyme d'Alex.).

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